Publié le 13 février 2026 à 13h44. Google fait l’objet d’une nouvelle enquête de l’Union européenne concernant des pratiques potentiellement anticoncurrentielles dans la tarification de ses publicités de recherche, tandis qu’une étude révèle que la majorité des Américains ne sont pas disposés à payer pour s’informer.
- Google est accusé de manipuler les enchères publicitaires en ligne pour augmenter artificiellement les coûts pour les annonceurs.
- Une étude de Pew Research montre que 83 % des Américains n’ont pas payé pour accéder à des sources d’information au cours de l’année écoulée.
- L’économie américaine montre une divergence croissante entre les consommateurs aisés et ceux aux revenus modestes, ce qui pose des défis aux annonceurs.
L’Union européenne a ouvert une nouvelle enquête antitrust contre Google, suite à des allégations selon lesquelles l’entreprise aurait truqué les enchères d’annonces de recherche. Selon une lettre adressée aux entreprises concernées, Google est soupçonné d’avoir artificiellement augmenté le prix de compensation. Bloomberg rapporte que les détails précis de l’enquête n’ont pas encore été divulgués.
Un porte-parole de Google a déclaré à Bloomberg :
« Les annonces de recherche Google aident les petites entreprises à rivaliser avec les plus grandes marques, à stimuler la croissance économique et à maintenir le Web gratuit pour tous. Les prix des annonces sont déterminés par une vente aux enchères en temps réel conçue pour montrer aux internautes les annonces les plus pertinentes, en tenant compte de facteurs tels que la concurrence entre les annonceurs et la qualité des annonces. »
Porte-parole de Google
Cependant, Google n’a pas contesté les allégations portées contre elle.
Cette enquête intervient après que des documents internes de Google, révélés lors d’un procès antitrust américain en 2023, ont mis en lumière une pratique consistant à augmenter les prix des annonces de recherche jusqu’à 10 % pour atteindre les objectifs de revenus des investisseurs. Jerry Dischler, alors directeur général et vice-président de Google Ads, avait alors qualifié cette stratégie de « secouer les coussins du canapé », une expression qui illustre la volonté de l’entreprise d’optimiser ses revenus.
Parallèlement, une étude récente de Pew Research a révélé que la majorité des Américains restent réticents à payer pour s’informer. L’enquête, menée auprès de plus de 3 500 adultes américains en décembre, montre que seulement 11 % estiment que les abonnements devraient constituer la principale source de revenus des médias. Près de la moitié des personnes interrogées (45 %) pensent que la publicité devrait financer l’information.
Cette préférence pour un accès gratuit à l’information est une source de préoccupation pour les médias, dont beaucoup voient leurs revenus publicitaires diminuer. De plus, les publicités d’information sont souvent bloquées par les outils de sécurité des marques et les technologies de vérification, malgré les efforts de l’Interactive Advertising Bureau (IAB) pour rassurer les annonceurs sur la sécurité de ces emplacements publicitaires. Campaign Live souligne que de nombreuses publicités d’information restent sur liste noire.
Ironiquement, l’étude de Pew Research révèle que 37 % des Américains pensent que les médias se portent bien financièrement, alors que près d’un tiers les jugent même en excellente santé. En réalité, 40 % des médias locaux ont disparu au cours des 20 dernières années.
Cette situation s’inscrit dans un contexte économique plus large, caractérisé par une divergence croissante des revenus. Comme le rapporte Reuters, les marques de luxe comme Ralph Lauren et Tapestry affichent de bons résultats, tandis que les entreprises ciblant les consommateurs à revenus modestes, comme PepsiCo et Kraft Heinz, rencontrent des difficultés. Cette « économie en forme de K » complique la tâche des annonceurs, car les ménages aisés privilégient les contenus sans publicité, les rendant plus difficiles à atteindre.
Enfin, plusieurs autres actualités du secteur ont été rapportées : TikTok est accusé de suivre les utilisateurs même s’ils n’utilisent pas l’application, selon la BBC. L’IAB a publié un nouveau cadre juridique pour simplifier les accords publicitaires directs, ouvert aux commentaires du public. Plus d’informations sont disponibles sur le site de l’IAB. Warner Bros. Discovery a démenti avoir bloqué un lutteur critique envers la politique migratoire de l’administration Trump. Awful Announcing relate l’incident. Un chercheur d’OpenAI a exprimé ses préoccupations suite à l’introduction de la publicité sur la plateforme. Le New York Times publie son témoignage. X (anciennement Twitter) a atteint un chiffre d’affaires annuel de 1 milliard de dollars grâce aux abonnements. The Information détaille les chiffres. Des sites web sont confrontés à une vague de trafic inexpliqué provenant de Chine. Wired enquête sur le phénomène. Et malgré le rapprochement entre Tim Cook et Donald Trump, la FTC maintient qu’Apple News est biaisé en faveur des médias de droite. Business Insider rapporte les dernières informations. Enfin, des forces de l’ordre américaines ont acheté l’accès à un outil de géolocalisation basé sur l’IA. 404 Media a révélé cette information.
Recrutements : Mediavine a nommé Fay Wu au poste de vice-présidente de l’expérience client. Communiqué de presse. OpenX a recruté Natalie Fisher-Brown en tant que vice-présidente régionale du développement des acheteurs EMEA. Communiqué de presse. Stic a nommé Sarah Zurell au poste de CMO. Communiqué de presse.
Merci d’avoir lu le résumé quotidien des actualités d’AdExchanger. Vous souhaitez le recevoir par e-mail ? Inscrivez-vous ici.