Publié le 18 octobre 2025 à 18h10. L’UMC d’Amsterdam intègre désormais la qualité de l’air dans le dossier médical de ses patients pour mieux les informer et les conseiller sur la réduction des risques liés à la pollution atmosphérique.
- Les pédiatres de l’UMC d’Amsterdam donnent désormais accès aux patients à des données sur la pollution de l’air dans leur quartier.
- Cette initiative vise à mieux informer les patients et à leur fournir des conseils personnalisés pour limiter les problèmes de santé liés à la pollution.
- Les Pays-Bas se situent en tête des nouveaux cas d’asthme liés à la pollution atmosphérique en Europe, selon une étude.
La pollution de l’air aux Pays-Bas, causée notamment par les émissions des véhicules, la cuisson au gaz ou encore le chauffage au bois, représente un risque non négligeable pour la santé, en particulier pour les enfants. L’asthme est la maladie chronique la plus fréquente chez les plus jeunes, et une part significative de ces cas serait directement imputable à la mauvaise qualité de l’air. Une étude européenne place d’ailleurs les Pays-Bas, avec la Belgique, en tête des pays européens pour les nouveaux cas d’asthme attribués à la pollution atmosphérique.
Les conséquences de cette exposition peuvent être graves : crises d’asthme, aggravation des symptômes de BPCO et de maladies cardiovasculaires, augmentation des risques de cancer du poumon. Les femmes enceintes ne sont pas épargnées, avec un risque accru de naissance prématurée. Face à ce constat, le pédiatre Berber Kapitein, du centre médical universitaire d’Amsterdam, souligne l’importance de pouvoir fournir des conseils personnalisés aux patients.
Grâce à l’intégration de ces données de pollution dans le dossier médical, les médecins peuvent désormais guider leurs patients. Des recommandations simples, comme choisir un itinéraire moins exposé au trafic pour se rendre à l’école, privilégier les déplacements en dehors des heures de pointe ou faire de l’exercice à l’extérieur dans des zones plus calmes, peuvent faire une différence. La pollution intérieure, due aux poêles à bois, bougies ou cuisson au gaz, est également à prendre en compte.
L’initiative de l’UMC d’Amsterdam est pionnière en Europe. Les données de mesure sur le dioxyde d’azote et les particules fines, disponibles pour le quartier de chaque patient, sont les premières données publiques de ce type à être intégrées dans un dossier médical. Seule Londres propose un système similaire depuis plusieurs années. Ces informations sont accessibles à tous les patients de l’hôpital, quelle que soit la raison de leur consultation.
Pour ceux qui souhaitent évaluer la qualité de l’air dans leur propre environnement, le site Internet du Fonds pulmonaire permet de consulter ces données.
L’air le plus propre et le plus sale des Pays-Bas