Publié le 16 février 2024. Le Suriname s’efforce de relancer ses exportations de corossol (sopropo) vers l’Union européenne, interrompues depuis plusieurs années en raison de problèmes liés à la présence de thrips. Le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (LVV) a lancé une initiative pour répondre aux exigences européennes et rétablir l’accès au marché.
- Le LVV travaille à l’élaboration d’un dossier complet pour soumettre à l’Union européenne afin de lever les restrictions à l’exportation de corossol.
- Une collaboration étroite avec les exportateurs de légumes et d’autres ministères concernés est essentielle pour identifier et résoudre les obstacles.
- Le gouvernement surinamais souhaite également encourager la transformation locale des matières premières agricoles pour stimuler le développement du secteur.
Le Suriname n’est plus autorisé à exporter de corossol vers l’Union européenne depuis plusieurs années, la présence de thrips (petits insectes nuisibles) sur les légumes exportés ayant conduit à des interdictions. Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Mike Noersalim, a annoncé le lancement d’un processus visant à surmonter ces obstacles et à rouvrir le marché européen. Il a souligné l’importance de l’implication du secteur privé dans cette démarche.
Lors d’une récente rencontre avec les exportateurs de légumes, le ministre Noersalim a présenté un plan d’action progressif et a insisté sur la nécessité d’une approche coordonnée. Il a promis d’engager des discussions avec les ministères des Transports, des Communications et du Tourisme (TCT) et de la Justice et de la Police dans les deux semaines à venir, afin d’aborder les problèmes organisationnels et logistiques qui entravent les exportations.
« Le succès du Suriname en tant que pays exportateur dépend de tous les acteurs impliqués dans ce processus. »
Mike Noersalim, ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche
Le département de l’Organisation nationale de protection des végétaux (ONPV) du LVV a présenté un bilan des notifications d’incidents liés aux produits d’exportation, ce qui a permis de définir de nouvelles méthodes de travail pour améliorer la conformité aux normes européennes. Le gouvernement surinamais ambitionne d’accélérer le développement du secteur agricole et d’accroître la valeur ajoutée des produits locaux grâce à la transformation des matières premières. La Direction de la Recherche Agricole, de la Commercialisation et de la Transformation jouera un rôle clé dans cette stratégie.
Le ministre Noersalim a réaffirmé son engagement à maintenir un dialogue régulier avec les exportateurs de légumes, afin de trouver des solutions rapides aux problèmes rencontrés. Il a insisté sur le fait qu’il s’agit d’un effort collectif qui exige une coopération étroite entre toutes les parties prenantes.
« C’est un processus qui nécessite une nouvelle façon de penser. Mais nous ne reculons pas devant les défis liés à l’exportation des légumes. »
Mike Noersalim, ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche

