Publié le 21 février 2024 14:35:00. Le président Emmanuel Macron a lancé un appel au calme à la veille de rassemblements nationaux organisés en hommage à Quentin Deranque, un jeune militant d’extrême droite décédé après une violente agression. Cet événement a ravivé les tensions politiques à l’approche des élections de 2027 et suscité des réactions internationales.
- Emmanuel Macron appelle au calme face à la montée des tensions et annonce une réunion gouvernementale sur les groupes violents.
- Quentin Deranque, 23 ans, est décédé des suites de blessures à la tête après une agression en marge d’une manifestation à Lyon.
- L’affaire suscite des réactions à l’étranger, notamment de Donald Trump et Giorgia Meloni.
Le président de la République a exprimé sa préoccupation face au risque de débordements lors des rassemblements prévus en mémoire de Quentin Deranque. S’exprimant au Salon de l’Agriculture à Paris, il a insisté sur la nécessité pour chacun de « rester calme » avant le rassemblement prévu à Lyon, qui se déroulera sous haute surveillance malgré l’opposition du maire écologiste de la ville. On s’attend à ce que cet hommage rassemble entre 2 000 et 3 000 personnes, avec une possible présence de contre-manifestants d’extrême gauche.
« Dans la République, aucune violence n’est légitime », a déclaré M. Macron, soulignant qu’il n’y a « pas de place pour les milices, peu importe d’où elles viennent ». Il a également appelé à la responsabilité de l’extrême droite et de l’extrême gauche, annonçant une réunion la semaine prochaine pour « faire le point sur les groupes d’action violente qui sont actifs et ont des liens avec des partis politiques de toute sorte ».
Quentin Deranque est décédé après avoir été agressé par au moins six personnes en marge d’une manifestation organisée à Lyon contre un représentant du parti de gauche La France Insoumise (LFI). Six hommes ont été mis en examen pour meurtre dans cette affaire, et un assistant parlementaire d’un député radical de gauche a également été inculpé pour complicité.
Le collectif d’extrême droite Nemesis, qui se présente comme un défenseur des femmes occidentales, a affirmé que M. Deranque était présent à la manifestation pour protéger ses membres lorsqu’il a été attaqué par des militants « antifascistes ».
L’affaire a également provoqué des réactions à l’étranger. Sarah Rogers, porte-parole du département d’État américain, a qualifié l’assassinat de « terrorisme », dénonçant « l’essor du gauchisme radical et violent ». La Première ministre italienne Giorgia Meloni a quant à elle décrit la mort de M. Deranque comme une « blessure pour toute l’Europe », ce qui a incité M. Macron à demander à la dirigeante d’extrême droite de ne pas s’immiscer dans les affaires françaises.
