Publié le 2025-10-03 23:35:00. La mezzo-soprano péruvienne Madeleine Guérrez s’est qualifiée pour la prestigieuse compétition « Les Veus del Monestir 2026 » à Barcelone, marquant une étape significative dans sa carrière européenne.
La jeune artiste, fille du regretté chanteur péruvien Tongo, a annoncé la nouvelle avec enthousiasme sur ses réseaux sociaux suite à sa sélection pour le programme officiel de l’événement. Sa participation fait suite à une audition réussie le 17 septembre dernier au monastère de Pedralba.
Interrogée par RPP, Madeleine Guérrez a exprimé sa fierté face à cette première consécration européenne. Elle a souligné le parcours, partant de zéro en tant que migrante et artiste dans un nouveau pays. « J’ai commencé de zéro, car quand on arrive dans un autre pays, ce n’est pas seulement pour la musique, mais en tant que migrant et en tant que personne », a-t-elle confié lors d’une interview.
La chanteuse a affirmé sa détermination à continuer à progresser et à se fixer de nouveaux objectifs. « Obtenir davantage de choses et se fixer des objectifs précis sera ma ligne de conduite. Avoir déjà réalisé quelque chose ne suffit pas, j’en chercherai toujours plus », a-t-elle déclaré, évoquant les défis rencontrés lors de son installation à Barcelone, où elle a suivi deux masters en chant.

Madeleine Guérrez s’est dite « très à l’aise » à Barcelone, une ville qu’elle trouve enrichissante sur le plan artistique et culturel, notamment grâce à son offre lyrique. « Ici, je peux me développer pleinement. J’aimerais aussi continuer au Pérou avec ma famille, car cela ne se perd jamais. Mais ici, j’avance, et c’est ce qu’il faut toujours faire », a-t-elle expliqué.
Elle a également rappelé son récent concert à Lima, au Grand Théâtre National, devant plus d’un millier de personnes. « Je me suis sentie très gratifiée. Je me sentais plus en phase avec moi-même, avec ma carrière. Ensuite, j’ai participé au concours. J’ai été remarquée et j’ai persévéré. La prochaine étape est de participer à d’autres compétitions », a-t-elle ajouté, visiblement excitée par ces perspectives.
La mezzo-soprano a adressé un message d’encouragement aux jeunes aspirants musiciens : « Je vous dis de suivre cette voie, vraiment. Il faut essayer. C’est très gratifiant ».

Évoquant son père, José Abelardo Guérrez, dit Tongo, l’une des figures les plus aimées de la scène péruvienne, Madeleine a souligné la force de son héritage. « Mon père incarne l’idée que, d’où l’on vient, même de milieux sociaux différents, on peut réaliser ce que l’on veut. Il n’y a aucun obstacle à la réalisation de ses rêves, seulement un effort et un dévouement suffisants », a-t-elle partagé.
Elle a rappelé que c’est Tongo qui a financé ses études au Conservatoire National de Musique du Pérou, avant son départ pour Barcelone. « Mon père est celui qui a cru en moi et a payé mes cours de chant », a-t-elle précisé.
La liberté accordée par ses parents pour poursuivre ses aspirations a également été mise en avant. « Ils m’ont dit que si je voulais étudier la musique, ils ne mettraient aucune restriction », a-t-elle conclu.