Publié le 7 novembre 2025, 10h19. Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté la levée des sanctions pesant sur le président syrien par intérim, Ahmed al-Sharaa, marquant une reconnaissance diplomatique de ses efforts pour modérer son image. Cette décision intervient à la veille d’une rencontre prévue avec le président américain Donald Trump à Washington.
- La résolution, présentée par les États-Unis, a été approuvée par 14 des 15 membres du Conseil de sécurité, la Chine s’étant abstenue.
- Ahmed al-Sharaa et son ministre de l’Intérieur, Anas Hasan Chattab, sortent ainsi de la liste des sanctions internationales qui comprenait une interdiction de voyager, un gel des avoirs et un embargo sur les armes.
- Cette mesure vise à soutenir les démarches diplomatiques du président Trump visant à « construire la paix » et pourrait faciliter l’adhésion de la Syrie à la coalition internationale anti-EI.
La décision du Conseil de sécurité de l’ONU constitue une avancée majeure pour Ahmed al-Sharaa, qui s’efforce de projeter une image plus modérée depuis son accession au pouvoir. La levée des sanctions était attendue avant sa visite officielle à Washington la semaine prochaine, où il doit rencontrer le président américain Donald Trump. Ce dernier a déjà salué les « bons progrès » réalisés par le gouvernement syrien dans sa quête de paix, soulignant que la levée des sanctions américaines, annoncée en mai dernier lors d’une tournée au Moyen-Orient, visait à offrir au peuple syrien une « réelle chance de paix ».
Cette visite marquera la première apparition d’al-Sharaa dans la capitale américaine. En septembre dernier, il avait participé à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. La Syrie pourrait prochainement rejoindre la coalition internationale dirigée par les États-Unis dans la lutte contre le groupe État islamique (EI), comme l’a annoncé l’envoyé américain pour la Syrie, Tom Barrack. La milice HTS (Hayat Tahrir al-Cham), dont al-Sharaa était auparavant le chef, a renversé le président syrien de longue date Bachar al-Assad en décembre 2024. Bien qu’issue d’une ancienne branche d’Al-Qaïda, le HTS s’en est séparé il y a plusieurs années.