Publié le 07 novembre 2025. Le nouveau maire d’Uruapan, Grèce Quiroz García, veuve du précédent édile assassiné, évolue dans un climat de tension extrême, nécessitant un déploiement de forces de sécurité sans précédent pour assurer sa protection et tenter de pacifier la ville.
- Grèce Quiroz García, nouvelle maire d’Uruapan, se déplace exclusivement dans un véhicule blindé, signe des menaces pesant sur la commune.
- Un important contingent de l’armée mexicaine et de la Garde nationale a été déployé pour renforcer la sécurité.
- La ville d’Uruapan est considérée comme un bastion du Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), alimentant une violence endémique.
Depuis sa prise de fonction, la maire d’Uruapan, Grèce Quiroz García, ne peut se déplacer qu’à bord d’un véhicule spécialisé et blindé. Cette mesure de sécurité drastique souligne la gravité de la situation dans cette municipalité du Michoacán. Mme Quiroz García, veuve de Carlos Manzo Rodríguez, le précédent maire assassiné le 1er novembre, a tenu sa première réunion officielle avec le président mexicain Claudia Sheinbaum avant de prendre officiellement ses fonctions.
La nouvelle édile a passé une grande partie de son temps au siège de la « Maison de Liaison du Mouvement des Chapeaux », organisation fondée par son défunt mari, située dans le centre historique de la ville. Sa sécurité est assurée par un dispositif impressionnant : au moins cinq camionnettes de l’armée mexicaine, quatre de la Garde nationale et une équipe d’escorte personnelle l’accompagnent en permanence.
Ce renforcement de la présence militaire et des forces de l’ordre fait suite à l’assassinat de Carlos Manzo Rodríguez. Près de 200 membres de la Garde nationale et autant de militaires, équipés de matériel et d’armement spécialisés, sont arrivés dans la municipalité. L’objectif affiché est de pacifier cette région du Michoacán, régulièrement sous l’emprise du Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), une organisation criminelle qui a transformé Uruapan en un théâtre de violence récurrent.
Un poste de contrôle et de commandement a été établi à l’entrée principale de la ville, tenu par des éléments de la Garde nationale, de l’armée et de la Garde civile. Tout véhicule suspect est minutieusement inspecté, et ses occupants soumis à des contrôles d’identité. « Nous ne savons pas quand d’autres voyous tenteront d’entrer et de s’en prendre à la population », a confié un membre des forces de sécurité.
Ce dispositif de sécurité fédéral et étatique inclut des patrouilles intensives dans la ville et sa zone rurale, où des groupes criminels sont également actifs. « Allons-y, patron. C’est l’ordre, soutenir par tous les moyens, pour mettre fin aux violences », a déclaré un commandant de la Garde nationale, supervisant les opérations. Des sources de sécurité fédérale ont indiqué qu’un autre contingent important de la Garde nationale était attendu en provenance d’Acapulco, Guerrero, ainsi que des renforts de l’armée mexicaine, actuellement concentrés à Mexico.