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Manifestation à Lyon en hommage aux ultras tués par une raclée

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Publié le 21 février 2024 20:35:00. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Lyon en hommage à un jeune homme décédé après une altercation avec des militants d’extrême gauche, une marche qui s’est déroulée sous haute surveillance et dans un climat de forte tension.

  • Environ 3 000 personnes ont participé à la marche organisée par une association ultra-catholique anti-avortement.
  • Des participants ont brandi des autocollants accusant le leader de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, d’être responsable de la mort du jeune homme.
  • La famille de la victime s’est distanciée de la manifestation, craignant qu’elle ne dégénère en violence.

La manifestation s’est déroulée de la place Jean Jaurès jusqu’à proximité du lieu où Quentin Deranque, 22 ans, a été grièvement blessé le 12 février, succombant à ses blessures deux jours plus tard à l’hôpital. La marche a rassemblé un public varié, allant de jeunes vêtus de noir, dont certains avaient le visage dissimulé, à des personnes plus âgées.

Des participants ont partagé des autocollants à l’effigie de Quentin Deranque, portant l’inscription « Quentin, assassiné par la milice de (Jean-Luc) Mélenchon ». Ces accusations font écho aux liens, plus ou moins directs, de certains des suspects impliqués dans l’agression avec le parti de gauche radicale La France Insoumise (LFI). L’organisatrice de la marche, Aliette Espieux, a insisté sur le caractère pacifique de la manifestation, avertissant que la présence de personnes cagoulées pourrait entraîner son interruption.

Les faits se sont déroulés après une manifestation à la Faculté de Sciences Po de Lyon, où Quentin Deranque avait assisté à une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan. Une altercation avec des membres de la Jeune Garde, un groupuscule d’extrême gauche dissous en juin dernier en raison de ses activités violentes, a suivi.

Les autorités ont déployé un dispositif de sécurité important pour encadrer la marche. Fabienne Buccio, préfète de Lyon, a déclaré que les forces de l’ordre ne toléreraient « le moindre incident », avant, pendant et après la manifestation. Un dispositif « très adapté à la situation » a été mis en place, renforcé par la surveillance aérienne de la ville par deux drones tout au long du week-end, afin d’anticiper d’éventuels débordements dans d’autres quartiers.

Plusieurs personnalités politiques ont réagi à cette manifestation. La famille de Quentin Deranque a exprimé sa volonté de ne pas y être associée, craignant une instrumentalisation de son deuil. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, avait même demandé au gouvernement d’interdire la marche, ne souhaitant pas que « Lyon soit la capitale de l’extrême droite ». Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a également pris ses distances avec l’appel à manifester, affirmant que son parti n’entretenait « aucun lien proche ou lointain avec les organisations d’extrême droite ».

Le président Emmanuel Macron a appelé au calme, soulignant que « en démocratie, aucune violence n’est légitime » et qu’il fallait être « totalement intraitable » à son encontre.

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