Publié le 12 février 2024 11:41:00. Le lancement d’une mission de surveillance de l’OTAN dans l’Arctique semble avoir apaisé les tensions récentes entre les États-Unis et le Groenland, après les revendications territoriales exprimées par l’ancien président américain Donald Trump.
- Plusieurs ministres de la Défense de l’OTAN estiment que le différend entre les États-Unis et le Groenland est en voie d’être résolu.
- La mission arctique, baptisée « Arctic Sentry », vise à renforcer la présence militaire de l’OTAN dans la région.
- Donald Trump avait publiquement exprimé son intérêt pour l’acquisition du Groenland, territoire autonome appartenant au Danemark, invoquant des raisons de sécurité.
L’annonce du déploiement de la mission « Arctic Sentry » par l’OTAN semble marquer un tournant dans les relations transatlantiques concernant l’Arctique. Avant la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN à Bruxelles, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius (SPD), a confirmé que le conflit était, selon lui, « plus ou moins » désamorcé.
Son homologue néerlandais, Ruben Brekelmans, s’est dit « confiant » quant au fait que cette mission dans l’Arctique « répond également aux préoccupations des États-Unis ». Le ministre belge de la Défense, Theo Francken, a quant à lui exprimé sa satisfaction de voir une collaboration renouvelée :
« C’est bien que nous travaillions ensemble et que nous arrêtions de nous disputer de l’autre côté de l’Atlantique. La mission a été décidée avec les États-Unis : alors, oui, je pense qu’ils sont dans la lignée de nous. »
Theo Francken, ministre belge de la Défense
Selon le Haut commandement des forces alliées en Europe (SHAPE), cette nouvelle mission a pour objectif de coordonner les activités des membres de l’OTAN dans la région arctique et de « renforcer la présence de l’OTAN là-bas ». Elle intervient après une période de tensions exacerbées par les déclarations de Donald Trump.
Depuis son retour à la Maison Blanche il y a environ un an, Donald Trump avait à plusieurs reprises revendiqué la propriété du Groenland, justifiant cette démarche par des impératifs de sécurité liés à la région arctique. Il avait même évoqué la possibilité d’utiliser la force militaire pour parvenir à ses fins, avant de revenir sur cette menace le mois dernier, suite à une conversation avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte.
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