Publié le 2025-10-25 02:12:00. L’opposition vénézuélienne alerte sur une répression accrue suite à l’arrestation de Javier Cisnero, militant pour la démocratie, par des agents du gouvernement Maduro.
- Javier Cisnero, 29 ans, a été arrêté violemment à son domicile à Caracas, où ses proches ont été agressés.
- Cisnero souffre de tuberculose et nécessite des soins quotidiens, sa santé étant désormais sous la responsabilité du régime, selon María Corina Machado.
- Cette arrestation s’inscrit dans un schéma de persécution politique, d’autres militants et professionnels ayant également été appréhendés récemment.
María Corina Machado, figure de proue de l’opposition, a dénoncé vendredi l’arrestation de Javier Cisnero, un jeune militant de Vente Venezuela, qualifiant cet événement d’alerte mondiale face à une répression gouvernementale s’intensifiant. L’arrestation aurait eu lieu dans la violence, avec des agents s’introduisant de force au domicile du jeune homme et agressant sa grand-mère et sa sœur.
Selon les informations partagées par Machado sur les réseaux sociaux, Javier Cisnero, âgé de 29 ans et décrit comme un « militant exemplaire pour la démocratie au Venezuela », souffre de tuberculose et doit recevoir un traitement quotidien. La leader politique a explicitement tenu le régime de Nicolás Maduro pour responsable de la vie et de la santé de Cisnero, rappelant que le président Maduro est le seul responsable de la vie de Javier. Il est à noter que la date mentionnée dans la source fait référence à l’attribution du prix Nobel de la paix 2025, bien que la nature exacte de ce lien avec l’événement ne soit pas précisée.
L’Organisation non gouvernementale (ONG) Comité pour la liberté des prisonniers politiques (Clipp) a rappelé que Javier Cisnero avait déjà été interpellé en juin 2024. La nouvelle détention, caractérisée par la violence et l’absence de mandat judiciaire, est dénoncée par le Clipp comme une violation flagrante des droits humains, portant atteinte à la liberté personnelle, à l’intégrité physique et à la santé. L’ONG y voit une stratégie de persécution systématique envers les jeunes et les citoyens engagés.
Arrestations à répétition, signe d’une crise politique persistante au Venezuela
Cette arrestation n’est pas isolée. María Corina Machado et plusieurs organisations de défense des droits humains ont signalé d’autres détentions similaires ces derniers jours. Lundi, le Clipp rapportait l’arrestation du docteur Pedro Fernández dans l’État de Mérida. Ce dernier était reconnu pour son engagement « humanitaire, éthique et syndical » en faveur du droit à la santé et des conditions de travail des agents de santé. Le même jour, le Comité des droits de l’homme de Vente Venezuela indiquait la détention du leader social Yorbin García à Trujillo. Il aurait été appréhendé samedi dernier lors d’un événement commémoratif en l’honneur de la canonisation du médecin vénézuélien José Gregorio Hernández.
Selon les données de l’ONG Foro Penal, le Venezuela compterait actuellement 866 prisonniers politiques, dont 21 personnes arrêtées au cours de la semaine précédant le 20 octobre. De leur côté, le président Nicolás Maduro et le procureur général Tarek William Saab rejettent ces accusations, affirmant que les arrestations visent des individus impliqués dans des crimes présumés et non des motifs politiques. Cette position est fermement contestée par de nombreuses ONG et figures de l’opposition.