Publié le 4 novembre 2025 à 17:28:00. La décision du président Gabriel Boric de fermer le centre pénitentiaire de Punta Peuco, transformé en prison commune, a suscité des critiques de la part de la candidate Evelyn Matthei. Cette dernière accuse le chef de l’État d’utiliser cette annonce comme un « écran de fumée » pour détourner l’attention des problèmes actuels de son gouvernement.
- Evelyn Matthei, candidate de Chile Vamos, qualifie la fermeture de Punta Peuco d' »écran de fumée ».
- Elle estime que le président Boric cherche à détourner l’attention des problèmes de son administration en se concentrant sur le passé.
- La candidate maintient sa position sur le Plan national de recherche des détenus disparus sous la dictature.
La récente annonce du président Gabriel Boric concernant la fin du complexe pénitentiaire de Punta Peuco, tel qu’il est connu aujourd’hui, a été accueillie avec scepticisme par Evelyn Matthei, candidate du parti Chile Vamos. Le chef de l’État a confirmé hier, lundi, que cette institution serait transformée en prison commune, une décision appuyée par le Contrôleur général de la République (CGR).
Pour l’ancienne maire de Providencia, cette mesure vise à détourner le débat public. « La seule chose qu’il souhaite, c’est que nous parlions d’il y a 50 ans, afin que nous ne tombions pas dans l’illusion de la mauvaise conduite de son gouvernement », a déclaré Evelyn Matthei. Elle a ajouté :
« C’est un écran de fumée. »
Elle a poursuivi en critiquant l’initiative comme une manœuvre du président :
« À la dernière minute, le président de la République, qui n’a rien à montrer, rien à laisser, rien, s’envoie un numéro ; une annonce pour qu’au lieu de parler du présent ou de l’avenir, nous parlions du passé, d’il y a 50 ans. Désolé, mais je ne vais pas marcher sur le bâton. »
Par ailleurs, Evelyn Matthei a réaffirmé ses critiques à l’égard du Plan national de recherche des détenus disparus durant la dictature. Elle a tenu à préciser qu’elle n’avait aucun regret quant à ses déclarations passées sur ce sujet :
« Je n’ai rien à ajouter, le plan est comme la doublure. Ils ont fait des choses terribles. Je vais poursuivre ce plan, mais je l’ai bien fait. Pas de mea culpa. Ce que j’ai dit, je l’ai dit. Je le tiens, je le tiens, et aussi la grande majorité des gens croient la même chose », a conclu la représentante de Chile Vamos.