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Médicaments Ozempic et GLP-1 comme traitements potentiels de la toxicomanie

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Publié le 22 février 2026 19:12:00. Des médicaments initialement conçus pour traiter le diabète et favoriser la perte de poids, comme l’Ozempic, pourraient offrir un espoir inattendu dans la lutte contre les addictions, selon des observations récentes et des études préliminaires.

  • Environ un Américain sur huit a déjà utilisé des médicaments de la classe des agonistes des récepteurs GLP-1 (glucagon-like peptide-1).
  • Des patients et des cliniciens signalent une réduction des envies d’alcool, de substances illicites, ainsi que des comportements addictifs comme le jeu compulsif.
  • Des essais cliniques sont en cours pour évaluer rigoureusement le potentiel de ces médicaments dans le traitement de la toxicomanie.

L’Ozempic et d’autres agonistes des récepteurs GLP-1, initialement prescrits pour la gestion du diabète de type 2 et l’aide à la perte de poids, suscitent un intérêt croissant pour un bénéfice secondaire inattendu : leur potentiel dans le traitement des addictions. Plus d’un adulte américain sur huit aurait déjà eu recours à ces médicaments, ce qui témoigne de leur adoption rapide et généralisée.

Au-delà de leurs applications thérapeutiques conventionnelles, des observations de patients et de professionnels de la santé font état d’une diminution notable des envies de substances addictives, qu’il s’agisse d’alcool ou de drogues illicites. Ce phénomène s’étend également à des comportements compulsifs tels que le jeu pathologique et les achats excessifs en ligne. Ces témoignages, d’abord considérés comme des coïncidences, ont stimulé la recherche scientifique et le lancement d’essais cliniques formels pour évaluer l’efficacité et la sécurité de ces médicaments dans le contexte de la toxicomanie.

Le Dr Dhruv Khullar, médecin et correspondant médical du New Yorker, a exploré ce domaine émergent en interrogeant des scientifiques et des personnes concernées. Son article, intitulé « Can Ozempic Cure Addiction ? » et publié le 9 février, reflète un optimisme grandissant au sein de la communauté médicale. Le Dr Khullar a lui-même exprimé une confiance accrue dans le potentiel de ces molécules, déclarant à David Remnick :

« Au cours de mes reportages, je suis devenu de plus en plus optimiste quant à l’idée qu’elles seraient en réalité des molécules très importantes pour le traitement de la dépendance. »

Les mécanismes d’action proposés sont multiples. Le GLP-1 est une hormone naturellement produite par l’intestin, jouant un rôle dans la régulation de l’appétit et de la glycémie. Dans le cerveau, les récepteurs GLP-1 se trouvent dans des zones associées à la récompense, à la motivation et au contrôle des impulsions, notamment l’hypothalamus et la zone tegmentale ventrale. En activant ces récepteurs, les médicaments GLP-1 pourraient moduler les circuits de récompense cérébraux, réduisant ainsi les envies intenses et les comportements compulsifs caractéristiques de la dépendance. Certains chercheurs suggèrent également que ces médicaments, en favorisant la sensation de satiété et en modifiant potentiellement la signalisation dopaminergique, pourraient diminuer les effets gratifiants des substances et des comportements addictifs.

Bien que les observations cliniques soient encourageantes et les justifications scientifiques préliminaires convaincantes, les experts soulignent la nécessité de poursuivre les recherches. Des essais cliniques rigoureux sont indispensables pour confirmer l’efficacité de ces médicaments, déterminer les dosages optimaux, évaluer les effets à long terme et identifier d’éventuelles contre-indications ou effets secondaires spécifiques au traitement de la toxicomanie. L’industrie pharmaceutique et les instituts de recherche mènent actuellement des études approfondies pour déterminer si les agonistes du GLP-1 peuvent devenir un outil thérapeutique légitime dans la prise en charge globale de la dépendance, une maladie complexe et souvent chronique qui touche des millions de personnes à travers le monde.

Si ces découvertes sont confirmées, les implications pourraient être considérables, ouvrant la voie à une nouvelle approche pharmacologique du traitement des addictions. Ce domaine de recherche est suivi de près, et de nouvelles explorations de ces sujets d’actualité sont régulièrement proposées dans le cadre de l’émission The New Yorker Radio Hour, une coproduction de WNYC Studios et du New Yorker. Le parcours de l’observation d’un effet secondaire inattendu au développement d’une nouvelle classe de traitements contre la toxicomanie est complexe, mais les premiers résultats suggèrent que des médicaments comme l’Ozempic pourraient débloquer de nouvelles voies de guérison pour de nombreuses personnes.

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