Home Accueil Membres de la BTA en statut de maintien au-delà du 30 octobre ; les séances reprendront le 10 novembre

Membres de la BTA en statut de maintien au-delà du 30 octobre ; les séances reprendront le 10 novembre

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Publié le 30 octobre 2022. Les membres de l’Autorité de transition de Bangsamoro (BTA) continueront d’exercer leurs fonctions au-delà du 30 octobre, date initialement prévue pour la fin de leur mandat, en l’absence d’élections. Cette décision vise à assurer la continuité du gouvernement et la stabilité juridique dans la région autonome de Bangsamoro dans le Mindanao musulman (BARMM).

  • Les membres nommés de la BTA restent en poste jusqu’à l’élection ou la nomination de nouveaux responsables.
  • Aucune élection n’ayant eu lieu le 13 octobre, la BTA conserve tous ses pouvoirs pour garantir la gouvernance et une transition ordonnée.
  • C’est la troisième fois que la période de transition est prolongée, reflétant les complexités juridiques et politiques rencontrées.

Dans un communiqué de presse émanant du Bureau du Président (OP), il a été précisé que les membres nommés de l’Autorité de transition de Bangsamoro (BTA) poursuivront leur mandat au-delà du 30 octobre, « jusqu’à ce que de nouveaux responsables soient dûment élus ou nommés ». Cette prolongation survient alors qu’aucune élection n’a pu se tenir le 13 octobre, date qui marquait auparavant une étape clé dans le processus électoral de la région.

L’OP a déclaré que, faute d’élections, « la BTA continuera d’exercer tous les pouvoirs et toute l’autorité dans la région autonome de Bangsamoro dans le Mindanao musulman (BARMM) pendant la période de transition prolongée afin d’assurer « la continuité de la gouvernance, la stabilité juridique et une transition ordonnée dans le Bangsamoro » ». Il s’agit de la troisième prorogation de cette période de transition.

Initialement prévue de février 2019 au 30 juin 2022, la période de transition avait été étirée jusqu’au 30 juin 2025 suite au report des premières élections parlementaires de Bangsamoro (BPE), initialement prévues pour le 9 mai 2022 et repoussées au 12 mai 2025. La loi de la République 12123, adoptée le 19 février de cette année, avait ensuite fixé les élections au 13 octobre, prolongeant la transition jusqu’au 30 octobre, date à laquelle les premiers députés élus devaient théoriquement entrer en fonction.

Cependant, les élections du 13 octobre ont été à nouveau reportées, fixées au plus tard au 31 mars 2026. Cette décision fait suite à la déclaration d’inconstitutionnalité par la Cour suprême des lois de district, les lois sur l’autonomie de Bangsamoro 58 et 77.

Conformément à l’article 2 de la loi 12123, la BTA continue d’opérer comme gouvernement intérimaire « à moins que ces membres intérimaires ne soient remplacés par le président ou que leur mandat ne soit raccourci par leur élection à un poste différent ». L’article précise que ces membres intérimaires serviront « jusqu’à ce que leurs successeurs aient été élus et qualifiés lors d’une élection automatisée ».

La décision de la Cour suprême du 30 septembre, déclarant inconstitutionnelles les lois 58 et 77 de la BAA, a enjoint à la BTA d’adopter une nouvelle loi pour les 32 sièges de circonscription parlementaire « immédiatement, au plus tard le 30 octobre 2025 », en respectant strictement les priorités et critères légaux. La Cour a également exhorté le Congrès à promulguer sans délai une loi reprogrammant les élections parlementaires du BARMM, idéalement avant le 31 mars 2026, afin de permettre des préparatifs adéquats. Cette échéance est d’autant plus pertinente qu’une autre élection est prévue pour le 2 novembre 2026, concernant les élections locales (Barangay) et des conseils de jeunesse (Sangguniang Kabataan).

Au 30 octobre, aucune nouvelle loi n’avait encore été votée, bien que trois projets de loi de district aient été déposés. Le Parlement de Bangsamoro, dont les sessions se déroulent du lundi au jeudi durant les troisième et quatrième semaines de chaque mois, a adopté un calendrier révisé et reprendra ses travaux le 10 novembre, au lieu du 17, afin de débattre des mesures prioritaires, y compris les projets de loi de district.

La Cour suprême avait stipulé qu’immédiatement après l’adoption de la nouvelle loi de circonscription, la Commission électorale (Comelec) devrait « poursuivre ses préparatifs et organiser les élections conformément à l’article 5 de la loi sur l’enregistrement des électeurs au plus tard le 31 mars 2026 ». Cet article précise qu’aucun territoire comprenant une circonscription électorale ne peut être modifié ni qu’une nouvelle circonscription ne peut être créée au début de la période électorale. La scission ou la fusion de circonscriptions sont également interdites sans redéfinition des plans 120 jours avant le scrutin. La loi 77 de la BAA ayant violé cette règle des 120 jours, cela a contribué à sa déclaration d’inconstitutionnalité. Cent vingt jours avant le 31 mars 2026 correspondent au 30 novembre 2025.

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