Le premier long-métrage de Lucca Vieira, The Midway Point, explore les défis de l’adolescence à travers le prisme de l’autisme, mettant en scène une romance fragile entre deux lycéens.
Le film s’ouvre sur un constat frappant, citant les données du CDC : environ 75 millions de personnes vivent avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA), soit 19 % de la population mondiale.
L’intrigue suit Jake, interprété par Sean Ryan Fox, un adolescent pour qui chaque journée scolaire représente une épreuve d’endurance. Incapable de tisser des liens significatifs avec ses camarades, il ne parvient à exprimer ses frustrations qu’auprès de sa mère, jouée par Thora Birch. Sa trajectoire change lorsqu’Alice (Catherine Daddario), dont il est secrètement amoureux, manifeste un intérêt pour lui. Le duo se lie autour d’une passion commune pour les mauvais films, notamment Manos: The Hands of Fate, avant que leur relation ne se transforme en une romance que Jake tente de garder secrète.

Sur le plan technique et artistique, le film s’appuie sur un casting solide. La chimie entre Sean Ryan Fox et Catherine Daddario est saluée, apportant une profondeur inattendue à leurs personnages. Le casting est complété par Wes Studi dans le rôle d’un professeur compréhensif et Julie Benz, qui incarne une conseillère scolaire dans un rôle jugé trop restreint pour son talent.
Malgré un cœur évident et une réalisation soignée, l’œuvre de Vieira souffre d’un manque d’innovation. Le récit s’appuie sur des tropes familiers du genre « romance adolescente », rappelant des œuvres comme The Spectacular Now, The Fault in Our Stars ou les films de John Hughes et Nicholas Sparks. Certaines critiques pointent également un troisième acte tombant dans le mélodrame, ainsi que des choix de montage — comme des retours en arrière redondants — et une bande-son parfois trop envahissante lors de moments clés.
Toutefois, le film se distingue par sa conclusion. Loin d’être défaitiste, le dénouement s’avère optimiste et surprenant, offrant une issue rafraîchissante qui permet au récit de s’évader des sentiers battus du drame adolescent.