Publié le 26 février 2026 à 07h12. La Cour suprême indienne a ouvert une enquête d’office suite à la publication d’un manuel scolaire de classe 8 contenant des allégations de corruption au sein du système judiciaire, suscitant une vive réaction des plus hautes instances du pays.
- La Cour suprême a initié une procédure suo motu (d’office) concernant le contenu du manuel.
- Le Conseil national de la recherche et de la formation pédagogiques (NCERT) a retiré la partie controversée du livre et annoncé une réécriture après consultation.
- L’avocat principal Kapil Sibal a porté la question à l’attention de la Cour suprême.
La controverse porte sur un chapitre intitulé « Le rôle du pouvoir judiciaire dans notre société », inclus dans un manuel de sciences sociales de classe 8 récemment publié par le NCERT. Ce chapitre contenait des références à la corruption, à un arriéré important de dossiers et à un nombre insuffisant de juges. L’affaire a été signalée à la Cour suprême par l’avocat principal Kapil Sibal, mercredi dernier, et la Cour a immédiatement pris connaissance de la situation.
Le NCERT a réagi rapidement en publiant une note de presse dans laquelle il qualifie la présence de ces textes de « jugement involontaire inapproprié ». Le NCERT a annoncé le retrait de la section litigieuse et sa réécriture après une consultation appropriée.
« Certains textes inappropriés et erreurs de jugement se sont glissés par inadvertance dans le chapitre n° 4, intitulé « Le rôle du pouvoir judiciaire dans notre société » (p. 125-142). Le Département de l’Éducation scolaire et de l’Alphabétisation (ministère de l’Éducation) a également fait une observation similaire et a ordonné que la distribution de ce livre soit strictement suspendue jusqu’à nouvel ordre. La même chose a été respectée. »
NCERT
La Cour suprême a émis une assignation à comparaître au directeur du NCERT et au secrétaire à l’éducation scolaire, leur demandant de justifier la présence de ce contenu dans le manuel. Le juge en chef de l’Inde, Surya Kant, a exprimé sa préoccupation face à ce qu’il considère comme une possible « conspiration profonde et planifiée » visant à discréditer le pouvoir judiciaire.
L’affaire est en cours d’instruction et la Cour suprême a indiqué qu’elle pourrait prendre des mesures plus sévères si les directives concernant l’interdiction du livre ne sont pas respectées.