Home Santé « Moins de naissances redessinent la carte du cancer de l’ovaire »… L’équipe du professeur Kim Jinhwi analyse 2,28 millions de femmes

« Moins de naissances redessinent la carte du cancer de l’ovaire »… L’équipe du professeur Kim Jinhwi analyse 2,28 millions de femmes

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Publié le 13 février 2026 04:59:00. Une étude coréenne révèle un lien étroit entre l’évolution des facteurs de reproduction féminins et le risque de cancer de l’ovaire, soulignant une vulnérabilité accrue pour les femmes nées après les années 1960.

  • Une faible fécondité et un âge maternel avancé augmentent le risque de cancer de l’ovaire.
  • Les femmes ayant eu leurs premières règles avant l’âge de 12 ans présentent un risque plus élevé.
  • L’effet protecteur de l’accouchement contre le cancer de l’ovaire semble diminuer chez les femmes nées dans les années 1960.

Une équipe de recherche dirigée par le professeur Kim Jinhwi, du département d’obstétrique et de gynécologie de l’hôpital Uijeongbu St. Mary de l’université catholique de Corée, a mis en évidence une corrélation significative entre les changements observés dans l’histoire reproductive des femmes coréennes et l’incidence du cancer de l’ovaire. Les résultats de cette vaste analyse longitudinale ont été publiés dans la revue internationale JAMA Network Open (facteur d’impact 9,7).

L’étude, basée sur les données du Service national d’assurance maladie, a suivi 2 285 774 femmes de plus de 40 ans pendant une moyenne de 10,7 ans. Les chercheurs ont analysé en détail l’impact de divers facteurs de reproduction, tels que l’âge des premières menstruations, le nombre d’enfants et la durée de l’allaitement, sur le développement du cancer de l’ovaire.

Les résultats indiquent que les femmes ayant eu leurs premières règles avant l’âge de 12 ans présentent un risque accru de développer un cancer de l’ovaire par rapport à celles dont les premières menstruations sont survenues après l’âge de 16 ans. À l’inverse, les femmes ayant eu au moins deux enfants présentent un risque significativement plus faible que celles n’ayant jamais été mères. De plus, les femmes préménopausées ayant allaité pendant au moins 12 mois ou ayant utilisé des contraceptifs oraux pendant une année ou plus ont constaté une réduction notable de leur risque de cancer de l’ovaire.

Un aspect particulièrement notable de l’étude est la diminution de l’effet protecteur de l’accouchement contre le cancer de l’ovaire chez les femmes nées dans les années 1960, comparé aux générations précédentes (nées entre 1930 et 1950). Cette observation suggère que la baisse rapide de la fécondité et le report de l’âge de la maternité modifient en profondeur le profil de risque des cancers féminins.

Souvent qualifié de « tueur silencieux » en raison de ses symptômes discrets aux premiers stades, le cancer de l’ovaire rend le diagnostic précoce difficile. Cette étude souligne l’importance de prendre en compte les changements démographiques dans l’évaluation des risques pour la santé des femmes.

« La faible fécondité et le vieillissement de la population ne sont pas seulement des problèmes démographiques ; ils transforment fondamentalement le paysage des risques de cancer chez les femmes. »

Professeur Kim Jinhwi, directrice du service d’obstétrique et de gynécologie

Le professeur Kim Jinhwi a insisté sur la nécessité d’élaborer des stratégies de prévention et de dépistage du cancer de l’ovaire adaptées aux caractéristiques reproductives de chaque génération.

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