Monique Olivier, l’ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret, sera autorisée à quitter sa prison cette semaine pour participer à de nouvelles recherches dans l’Orne, dans l’espoir de retrouver le corps de Lydie Logé, considérée comme sa douzième victime. Ces investigations interviennent après de nouvelles précisions obtenues par la juge d’instruction.
Des fouilles et une reconstitution sont prévues jeudi dans le département de l’Orne, plus précisément autour de Saint-Christophe-le-Jajolet, où Lydie Logé a disparu le 18 décembre 1993, après être rentrée chez elle. Corinne Hermann, l’avocate de la famille de la victime, a confirmé ces informations.
L’ADN de Lydie Logé avait été découvert en 2018 dans une camionnette appartenant à Michel Fourniret. Mis en examen en 2020 pour sa disparition, Fourniret est décédé quelques mois plus tard sans avoir jamais avoué le meurtre.
En janvier 2025, Monique Olivier, condamnée à deux reprises à la prison à perpétuité pour son implication dans les meurtres commis par son ex-mari, avait reconnu lors d’un interrogatoire avoir été témoin d’une tentative de viol suivie du meurtre de Lydie Logé. Elle avait alors été emmenée une première fois dans l’Orne pour participer à des recherches, notamment dans les communes de Saint-Christophe-le-Jajolet et d’Argentan, ainsi que dans la carrière de Tinchebray, située à 60 kilomètres de là.
Lors de cet interrogatoire, Monique Olivier avait décrit un « mur rocheux de couleur blanche avec une faille profonde accessible par un parking en terre battue ». Plusieurs lieux correspondant à cette description avaient été visités, mais sans succès. Des informations complémentaires, obtenues par la juge d’instruction, ont permis d’identifier d’autres sites potentiels qui seront présentés à Monique Olivier dans le cadre des nouvelles recherches.