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Montreal Swooned for Elle Barbara at Taverne Tour │ Exclaim!

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La scène musicale montréalaise a vibré le 14 février dernier à La Sotterena, grâce à la performance captivante d’Elle Barbara, une artiste qui confirme toutes les promesses qu’elle suscitait depuis des années. Une soirée où l’électro, la funk et la pop se sont entremêlées dans un spectacle à la fois rétro-futuriste et résolument moderne.

Elle Barbara a conquis le public dès son entrée en scène, arborant un look inspiré de la disco, du hip-hop et de la soul : pantalon taille haute, haut rose vif, imposantes boucles d’oreilles, chaussures massives et jambières. Son allure, à mi-chemin entre une diva disco, une pop star cosmique et une performeuse, a immédiatement posé le décor d’une soirée théâtrale et pleine de surprises.

Assise au début, l’artiste s’est ensuite laissée emporter par le rythme, se déplaçant sur scène avec une aisance déconcertante. Sa présence, à la fois sereine et magnétique, a littéralement happé le public, créant une atmosphère presque intergalactique. Elle a enchaîné les morceaux en fusionnant les genres avec une fluidité remarquable, glissant d’une rythmique électronique à des accents funk, en passant par des références pop, et même en intégrant un riff de « Blue Monday » et une reprise de « Beat It ».

Malgré des problèmes sonores persistants qui ont parfois rendu ses paroles difficiles à distinguer, la voix d’Elle Barbara a frappé par sa précision, son détachement et son timbre synthétique, renforçant l’impression d’une artiste venue d’une autre dimension. « Sa voix était frappante : précise, cool et intentionnellement synthétique, livrée d’un ton blasé et robotique », a noté un spectateur.

La soirée avait débuté avec la prestation de Bossanova Frankenstein, un projet mené par Evan Henderson, originaire de Burlington. L’esthétique, délibérément décalée – mélange de crooner de salon et d’horreur camp – a créé une ambiance particulière, malgré l’absence de costumes de Frankenstein ou de bossa nova pure, bien que des rythmes syncopés s’en approchent. Henderson, accompagné du saxophoniste Valentine lors de son premier concert en public, a livré une performance énergique, ponctuée de moments d’euphorie et d’une certaine nervosité initiale.

La musique de Bossanova Frankenstein a tissé des atmosphères évoquant Halloween, alternant entre mélancolie, énergie punk et textures jazz dissonantes. Plus qu’une fusion de genres, il s’agissait plutôt d’une mutation musicale délibérée, le saxophone, souvent saturé, ajoutant une dimension fantomatique à l’ensemble. Les morceaux les plus lents se sont avérés les plus percutants, notamment une ballade mélancolique sur le thème de l’abandon.

Le concert s’est achevé dans une atmosphère véritablement transcendante, les synthétiseurs scintillants, les rythmes pulsés, le talent du second saxophoniste et le charisme détaché d’Elle Barbara donnant l’impression d’être transporté dans un autre univers.

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