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Morgan Stanley est le premier à réviser ses prévisions de prix du pétrole après la mise à jour OPEP+

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Morgan Stanley se montre plus optimiste quant à l’évolution du prix du baril. La banque d’investissement a revu à la hausse ses prévisions pour 2026, passant de 57,50 à 60 dollars le baril. Cette révision intervient suite à la décision de l’OPEP+ de suspendre l’augmentation de sa production au cours du premier trimestre de l’année prochaine.

Il s’agit de la première actualisation des anticipations du marché pétrolier depuis la réunion du cartel dimanche dernier. Cette rencontre avait également acté une hausse de production de 137 000 barils par jour pour le mois de décembre.

« Bien que l’annonce de l’OPEP ne modifie pas les fondamentaux de nos perspectives de production, elle envoie un signal important », ont souligné les analystes de Morgan Stanley dans une note relayée par Bloomberg. « Avec la participation de l’OPEP, la volatilité tend à diminuer. »

Les grandes banques d’investissement ont pris l’habitude de réajuster leurs prévisions de prix pour les principaux indices pétroliers après chaque réunion de l’OPEP+. Jusqu’à présent, ces révisions étaient majoritairement orientées à la baisse, dans un contexte marqué par les craintes d’un excédent d’offre prévu pour cette année et susceptible de perdurer jusqu’en 2026.

Pour Warren Patterson, responsable de l’analyse des matières premières chez ING, la décision de l’OPEP+ de freiner les augmentations de production témoigne d’une prise de conscience de ce déséquilibre structurel. « Il subsiste une incertitude considérable quant à l’ampleur de cet excédent, qui dépendra en grande partie de l’impact des sanctions américaines sur les flux de pétrole russes », a précisé M. Patterson, cité par Reuters.

De son côté, Helima Croft, de RBC Marchés des Capitaux, considère la Russie comme un facteur d’incertitude majeur. Ceci s’explique d’une part par les récentes sanctions américaines, qui ont conduit les deux principaux importateurs de brut russe à privilégier des alternatives non sanctionnées. D’autre part, les attaques continues de l’Ukraine contre les infrastructures pétrolières russes pourraient également affecter la sécurité de l’approvisionnement.

« De nombreuses raisons incitent à la prudence, compte tenu des incertitudes entourant la situation de l’offre au premier trimestre et de la faiblesse attendue de la demande », a-t-elle ajouté, selon Reuters.

La dernière attaque ukrainienne en date a ciblé hier le terminal d’exportation de pétrole du port de Touapsé. Selon les informations disponibles, l’incendie déclenché par cette attaque aurait endommagé un navire.

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