Publié le 2025-10-29 11:14:00. Les tensions persistent dans la bande de Gaza suite à des frappes aériennes israéliennes qui auraient touché des zones humanitaires, tandis que le Hamas accuse Israël de rompre le cessez-le-feu. Des voix s’élèvent pour questionner le respect de la trêve et l’engagement du Hamas dans un désarmement.
- Des dizaines de mineurs seraient parmi les victimes d’une frappe israélienne sur Al-Mawasi, désignée zone humanitaire.
- L’armée israélienne affirme avoir ciblé 30 militants du Hamas, accusant l’organisation d’avoir rompu le cessez-le-feu.
- Le Hamas annonce la découverte de deux corps d’otages supplémentaires, reportant une livraison prévue.
La situation humanitaire dans la bande de Gaza demeure critique, avec des informations faisant état de dizaines de victimes, dont de nombreux enfants, suite à des frappes aériennes israéliennes dans la région d’Al-Mawasi, dans le sud. Cette zone, pourtant désignée comme un refuge pour les personnes déplacées, aurait été visée, touchant potentiellement des camps de tentes.
De son côté, l’armée israélienne a indiqué avoir mené des attaques visant au moins 30 combattants du Hamas. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a justifié ces actions en accusant l’organisation palestinienne d’avoir violé le cessez-le-feu, notamment par une attaque meurtrière contre des soldats israéliens. Le Hamas est également mis en cause pour le retard intentionnel dans la restitution de corps d’otages israéliens, des allégations rejetées par l’organisation.
Au sein de la communauté internationale, les interprétations divergent quant à la réalité du cessez-le-feu. Tandis que des responsables américains, comme le vice-président Vance, soulignent que la trêve est globalement respectée, malgré de possibles « escarmouches », le député allemand Bodo Ramelow rapporte une tout autre observation. Suite à une visite dans la région, il a déclaré sur les ondes de Deutschlandfunk entendre régulièrement des tirs de mitrailleuses à la frontière avec Gaza. Pour Ramelow, « il n’y a aucun signe que le Hamas commence à désarmer. Elle cherche plutôt à rester au pouvoir », ajoutant que la paix au Moyen-Orient semble encore lointaine.
Dans ce contexte tendu, le Hamas a annoncé, via le service en ligne Telegram, la découverte des corps de deux otages supplémentaires. L’incertitude demeure quant à la restitution immédiate de ces dépouilles à Israël. L’organisation palestinienne avait déjà indiqué reporter la remise d’un otage décédé en raison des bombardements israéliens. Un accord dans le cadre d’un plan de paix américain prévoyait la restitution de 28 corps, mais seulement 13 ont été rendus jusqu’à présent. Le Hamas justifie ces retards par les destructions et les conditions difficiles sur le terrain, compliquant les opérations de secours.
Cette situation s’inscrit dans une période de répétition des incidents. La trêve, entrée en vigueur le 10 octobre, visait à marquer un apaisement près de deux ans après l’attaque du Hamas contre Israël et le début du conflit dans la bande de Gaza. Malgré cela, des affrontements ont eu lieu ces dernières semaines, entraînant la mort de plus de 90 Palestiniens, selon les autorités sanitaires contrôlées par le Hamas. Le week-end précédant ces derniers développements, deux soldats israéliens avaient également péri lors d’une attaque combinant roquettes et grenades.
Pour approfondir le sujet, des groupes palestiniens ont accepté une administration intérimaire, tandis que le vice-président américain Vance a qualifié le désarmement du Hamas de « tâche difficile ». Un historien a par ailleurs affirmé qu' »Israël est devenu une province américaine ».