Publié le 2025-10-29 06:30:00. Une ressortissante polonaise de 24 ans, Julia Wandelt, comparaît devant la Crown Court de Leicester pour harcèlement. Elle affirme avoir agi par désir d’obtenir des réponses sur son identité, tout en exprimant une certaine honte face à l’aide financière reçue.
- Julia Wandelt est accusée d’avoir harcelé Kate et Gerry McCann, les parents de la jeune Britannique disparue en 2007.
- La jeune femme aurait contacté les McCann à de multiples reprises par appels, messages et en se présentant à leur domicile.
- Elle a justifié ses actions par sa quête d’identité et sa volonté d’obtenir des réponses, ainsi que par des souvenirs fragmentaires d’abus.
La cour a été informée que Julia Wandelt, originaire de Lubin en Pologne, a soutenu être Madeleine McCann, la fillette disparue lors de vacances familiales au Portugal en 2007. Les procureurs allèguent qu’elle a harcelé Kate et Gerry McCann à travers plus de 60 appels et messages en une seule journée en avril de l’année dernière, et en se présentant à leur domicile. Devant le jury, Mme Wandelt a déclaré qu’elle ne souhaitait pas contrarier Mme McCann, mais plutôt l’aider.
« J’ai eu l’impression que la police n’avait transmis aucune information à Kate et Gerry. Je pensais juste qu’ils avaient été induits en erreur et je voulais juste m’expliquer. »
Julia Wandelt
La défense a interrogé Mme Wandelt sur ses motivations à persister dans ses tentatives de contact malgré l’absence de réponse. Elle a expliqué sa démarche par la nécessité d’un test ADN, qu’elle estimait avoir dû être réalisé plus tôt. Elle a également suggéré que les médias et les informations potentiellement négatives relayées à son sujet auraient pu dissuader Mme McCann de procéder à ce test.
« Si vous compariez les faux espoirs et la vérité potentielle qui se révèle… Je ne suis pas une mère mais j’ai des frères et sœurs plus jeunes. Si ma sœur ou mon frère disparaissait, je ferais tout… si j’avais un peu d’espoir. »
Julia Wandelt
Mme Wandelt a évoqué des souvenirs d’abus, notamment « de certains visages et de certains noms et à quoi ressemblait l’endroit », précisant se souvenir d’avoir été « détenue avec d’autres filles ». Face à l’insistance de son avocat, Tom Price, sur le fait qu’elle pourrait devoir cesser ses démarches si Mme McCann le lui demandait, elle a répondu qu’elle respecterait une telle décision, tout en réaffirmant l’importance de sa quête d’identité.
Elle a également déclaré avoir ressenti de la « honte » en acceptant des dons totalisant environ 400 £ (plus de 2 000 zlotys polonais) de personnes souhaitant l’aider. Elle a confié que ses amis lui avaient conseillé de solliciter de l’aide, mais qu’elle se sentait mal à l’aise, estimant devoir être autonome financièrement. Elle a précisé avoir refusé la participation à l’émission « Dr. Phil » sans rémunération, malgré les conseils de son entourage.
Mme Wandelt a expliqué avoir été contactée par une Américaine nommée Fia Johansson après avoir créé un compte Instagram intitulé « Je suis Madeleine McCann ». Cette dernière aurait proposé son aide, affirmant être en contact avec Kate et Gerry McCann et leur accord pour un test ADN. Julia Wandelt a déclaré avoir cru à ces affirmations, malgré les mises en garde de son entourage, se sentant alors désespérée.
Julia Wandelt et sa coaccusée, Karen Spragg, 61 ans, nient les faits de harcèlement qui leur sont reprochés, commis entre juin 2022 et février de cette année. Le procès est toujours en cours.