Home Divertissement My Morning Jacket’s Deluxe ‘Z’ Reissue Is a Last Hurrah for Normal-Ass Rock Music │ Exclaim!

My Morning Jacket’s Deluxe ‘Z’ Reissue Is a Last Hurrah for Normal-Ass Rock Music │ Exclaim!

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My Morning Jacket célèbre les vingt ans de son album culte Z avec une réédition deluxe qui ravive la flamme d’une époque où le rock indépendant savait encore surprendre.

Retour sur Z, le quatrième opus de My Morning Jacket, sorti en 2005. Loin de l’imagerie mystique et légèrement forcée des débuts du groupe originaire du Kentucky, cet album a su trouver un équilibre parfait. Il mêle la spontanéité brute et les sonorités saturées de leurs premières œuvres à une exploration stylistique plus affirmée, qui marquera leur évolution.

Contrairement à une idée reçue persistante dans ma mémoire, la production de Z n’est pas l’œuvre de Nigel Godrich, mais de John Leckie. Ce dernier, également collaborateur de Radiohead et producteur clé de The Bends, a insufflé au groupe un son reconnaissable entre tous. Il a capturé cette alchimie propre aux années 90, où le rock, tout en restant ancré dans des fondamentaux familiers, parvenait à sonner étranger et novateur. L’influence se fait sentir dans les arrangements guitare-centrés, enrichis par des touches de synthétiseurs et une production particulièrement atmosphérique.

De l’accroche reggae d’« Off the Record » à la puissance fédératrice de « Anytime » et « Laylow », Z s’affirme comme un joyau du boom indie rock des années 2000. Une période où la musique rock guitaristique, même classique dans sa structure, pouvait encore être considérée comme « alternative ». À l’heure actuelle, ce type de rock direct est devenu si rare qu’il en redevient singulier, presque surprenant. C’est dans ce contexte que je replonge dans la réédition anniversaire de Z, au milieu d’un tumulte médiatique qui n’a rien à voir.

Cette nouvelle édition de Z enrichit considérablement le contenu original, avec l’ajout de démos et de morceaux inédits, portant le total à 24 titres. On pourrait faire un parallèle avec une stratégie marketing observée pour certaines nouvelles saveurs de biscuits industriels : leur but n’est pas tant de surpasser les classiques, mais de ramener les consommateurs vers les saveurs qu’ils affectionnent déjà. De la même manière, ces titres additionnels sont agréables à découvrir une première fois, mais le véritable plaisir réside dans la redécouverte d’un album qui, vingt ans plus tard, « défonce toujours autant ».

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