Home Sciences et technologies Namur : en plus d’incitations à la haine sur Facebook, il harcelait le CPAS et appelait intempestivement le 101

Namur : en plus d’incitations à la haine sur Facebook, il harcelait le CPAS et appelait intempestivement le 101

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Appels intempestifs au 101 : un homme jugé pour harcèlement envers le CPAS de Namur

Entre le 13 juin 2024 et le 27 juillet 2025, un homme a multiplié les appels vers le 101, semant le trouble et perturbant le bon fonctionnement des services. L’homme est également accusé d’avoir pris le CPAS de Namur pour cible, le considérant comme responsable de ses difficultés. Le jugement est attendu le 27 novembre.

« J’avais besoin d’aide. À chaque fois que j’appelais, on me demandait mon nom. Qu’est-ce que cela pouvait bien leur faire de connaître mon nom ? » a ainsi exprimé le prévenu, justifiant ses appels répétés par un besoin d’assistance, tout en s’interrogeant sur la pertinence de la demande d’identification par les services d’urgence. Ces agissements ont eu des conséquences directes sur le fonctionnement de la ville de Namur, représentée par Me Preumont. L’avocate réclame un euro à titre provisionnel pour la commune, estimant que « Les appels intempestifs distraient les services de leur mission première. Ils sont souvent débordés et malmenés. Ces appels perturbent le service et nuit à la bonne exécution de ses missions. » Le CPAS, devenu la bête noire de l’accusé, a été particulièrement visé par ses agissements.

Le substitut Marganne a souligné lors de l’audience l’absence de remise en question de la part du prévenu. « Il ne semble pas adapté à la vie en société. Il faut qu’il se rende compte de la réalité de celle-ci. Il doit comprendre qu’il ne peut pas menacer le CPAS s’il n’obtient pas ce qu’il veut », a-t-il déclaré. Le substitut a laissé l’appréciation de la sanction au président Vidic, suggérant toutefois qu’une peine de travail pourrait être une solution pertinente pour remédier à l’oisiveté du prévenu.

De son côté, Me Somers, avocat du prévenu, a concédé que son client présentait une personnalité narcissique. Cependant, il a fermement affirmé que son client n’irait jamais jusqu’à mettre ses menaces à exécution. Une peine de travail est ainsi plaidée par la défense.

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