La conférence Est de la NBA s’annonce plus indécise que jamais après une période de changements marquée par la date limite des échanges. Detroit, New York, Boston et Cleveland se positionnent comme les équipes à surveiller, mais le chemin vers les finales reste semé d’embûches.
L’arrivée de James Harden à Cleveland est sans doute le mouvement le plus significatif. L’objectif est clair : soulager Donovan Mitchell de sa charge de jeu et renforcer l’équipe pour les playoffs. « Faciliter le jeu de Mitchell est l’objectif évident, lui permettant de se concentrer davantage sur ses qualités de marqueur plutôt que d’être un facilitateur à tout faire », explique Vincent Goodwill.
Harden, bien que plus âgé que Darius Garland, l’homme qu’il remplace, pourrait apporter une nouvelle dynamique à l’attaque des Cavaliers. Cependant, son bilan en playoffs suscite des interrogations. « Harden a l’habitude de faciliter la tâche des intérieurs près du panier, ce qui devrait bénéficier à Evan Mobley », ajoute Goodwill. Les Cavaliers ont récemment montré des signes de reprise, remportant neuf de leurs dix derniers matchs, dont une victoire impressionnante contre Denver après avoir remonte un retard de 10 points au quatrième quart-temps.
Pourtant, la conférence Est ne se résume pas à Cleveland. Detroit, en tête du classement, a ajouté Kevin Huerter pour renforcer son tir à distance, mais certains se demandent si cela suffit pour en faire un véritable prétendant au titre. « Il est étrange de constater que rien n’a vraiment changé », observe Tim Bontemps. « Parmi les dix équipes les mieux classées, seule Oklahoma City a cédé un choix de premier tour de draft pour acquérir un joueur. »
Les Knicks, quant à eux, ont été limités par le plafond salarial et n’ont pas pu réaliser de mouvements majeurs, comme l’avait annoncé leur propriétaire James Dolan en janvier. Boston a également privilégié la prudence financière, tout comme Toronto.
L’état de santé de Joel Embiid à Philadelphie reste un facteur crucial. Les Sixers ont montré des progrès après une saison difficile, mais l’absence de Paul George jusqu’en avril pourrait compliquer leurs plans. « Être un supporter des Sixers a toujours été une gageure », ironise Goodwill. « L’absence de George offre une excuse facile en cas d’échec. »
À ce stade, voici comment se présente le classement selon Vincent Goodwill :
- Detroit
- New York
- Boston
- Cleveland
Goodwill souligne que les Knicks doivent impérativement réussir cette saison, sous peine de changements majeurs. Detroit, malgré son excellent bilan, devra prouver sa valeur en playoffs. Boston, en attendant le retour de Jayson Tatum, reste une équipe à craindre.
Tim Bontemps, de son côté, penche légèrement pour Boston, à condition que Tatum retrouve sa forme. Il met également en avant le potentiel d’une confrontation explosive entre Cleveland et Philadelphie au premier tour des playoffs, avec le duel entre Harden et Daryl Morey, après leurs récentes tensions.
« J’ai été interrogé à maintes reprises ces derniers mois sur l’équipe qui, selon moi, remportera la conférence Est, et je n’ai jamais été sûr de ma réponse », confie Bontemps. « Mais si je dois choisir maintenant, je vais faire quelque chose que je n’aurais jamais imaginé au début de la saison. »
Les prochains mois s’annoncent donc passionnants dans la conférence Est, avec des enjeux élevés et des équipes prêtes à en découdre.