Home Accueil Nectar Woode parle de sa première visite au Japon, de ses racines musicales et de ce qu’elle a découvert dans son autre ville natale du Ghana | Pierre roulante Japon

Nectar Woode parle de sa première visite au Japon, de ses racines musicales et de ce qu’elle a découvert dans son autre ville natale du Ghana | Pierre roulante Japon

0 comments 69 views

Nectar Woode, jeune sensation musicale ghanéenne-britannique, a récemment foulé le sol japonais pour la première fois, offrant un concert intimiste à Tokyo. Née en 1999 à Milton Keynes, cette artiste à la croisée des cultures, fille d’un père ghanéen et d’une mère britannique, captive avec sa musique oscillant entre soul, jazz et folk, dans la veine d’artistes comme Corinne Bailey Rae ou Lianne La Havas.

Sa venue au Japon coïncide avec la sortie de son dernier EP, « It’s Like I Never Left », fruit de son premier voyage au Ghana. Ce périple initiatique aux racines de son père a nourri six titres empreints de thèmes familiaux et communautaires, explorant la richesse et la complexité de ses deux identités culturelles. Des collaborations, comme celle avec son père au saxophone sur le titre « Ama Said », témoignent de cette quête d’ancrage et d’acceptation.

La prestation à Tokyo, qui s’est déroulée la veille de son entretien, a marqué les esprits par son atmosphère chaleureuse et connectée. Sur la scène de l’Ebisu BLUE NOTE PLACE, Nectar Woode, accompagnée de la claviériste Amy Juggs, a créé un lien palpable avec le public. « Je suis heureux d’avoir pu ressentir l’énergie du public », a confié l’artiste, soulignant la joie et la complicité qui ont émané de cette soirée. L’intimité de la salle a permis de sublimer la finesse des mélodies et la délicatesse des voix, transformant chaque note en une expérience partagée.

Un parcours nourri par la diversité

Grandie en Angleterre, Nectar Woode ressentait depuis toujours un attachement profond pour le Ghana, terre de son père, qu’elle n’avait jusqu’alors jamais visitée. Ce voyage a été une révélation, un moment clé de son identité. « J’avais enfin l’impression d’être chez moi au Ghana », a-t-elle affirmé, marquant le début d’une nouvelle compréhension d’elle-même.

Son enfance à Milton Keynes a été bercée par une riche diversité culturelle, un terreau fertile pour son éclosion artistique. « J’ai eu la chance de grandir dans un endroit comme celui-là. Les cultures ghanéenne et britannique ont toujours été ensemble à la maison », explique-t-elle. Cette hybridation culturelle, renforcée par la présence d’amis issus de divers horizons africains et européens, a forgé sa vision du monde et, par extension, sa musique.

L’héritage musical de son père, saxophoniste ghanéen, a également joué un rôle déterminant. Nectar Woode a grandi au son du highlife d’artistes tels que Pat Thomas et Ebo Taylor, mais aussi des rythmes reggae de Bob Marley et Peter Tosh, ainsi que du jazz de Joshua Redman. « La musique a toujours été autour de moi et j’ai grandi en écoutant beaucoup de ce genre de musique », confie-t-elle.

Des influences musicales affirmées

Si la guitare est aujourd’hui son instrument de prédilection, Nectar Woode a d’abord tenté l’aventure de la clarinette. « J’étais très mauvais en solfège et je ne comprenais pas comment lire des partitions », avoue-t-elle avec humour. C’est finalement vers la guitare qu’elle s’est tournée, un instrument qui lui a permis d’explorer les accords et de commencer à composer ses propres chansons dès l’adolescence. « Je pense que c’est une très bonne façon de s’exprimer et de composer tout en explorant les accords », déclare-t-elle.

Inspirée par des figures comme Lauryn Hill, dont elle admire la capacité à « chanter comme si elle parlait » tout en jouant de la guitare, Nectar Woode a développé une approche scénique singulière, axée sur la connexion avec le public. « Cela a eu une grande influence sur moi, non seulement dans mes propres compositions, mais aussi dans ma réflexion sur la façon de diriger un spectacle et de communiquer avec le public », explique-t-elle.

Au-delà de la soul et du jazz, l’influence du folk est également palpable dans son répertoire, notamment grâce à des autrices-compositrices comme Carole King et Joni Mitchell. « Je suis également très influencé par des auteurs-compositeurs comme Carole King et Joni Mitchell, des gens qui accordent la priorité aux paroles », souligne Nectar Woode, affirmant son goût pour les textes ciselés et les arrangements épurés, particulièrement lors de sets acoustiques.

Tags:

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.