Publié le 13 février 2026 à 13h35. Lors de la Berlinale, les acteurs Bella Ramsey et Neil Patrick Harris ont défendu l’importance de l’art comme espace de connexion humaine, tout en esquivant les questions politiques directes concernant leur film Danseuse ensoleillée.
- Bella Ramsey a exprimé son attachement au cinéma indépendant britannique et son désir de s’éloigner des productions hollywoodiennes à grande échelle.
- Neil Patrick Harris a souligné la nécessité pour l’art de favoriser le lien entre les individus dans un monde de plus en plus polarisé.
- Le film Danseuse ensoleillée, qui aborde le thème du cancer chez les jeunes, a suscité des débats sur la place de la politique dans l’art.
La conférence de presse du film Danseuse ensoleillée, présentée au Festival du film de Berlin, a été l’occasion pour son équipe de revenir sur la genèse du projet et les thématiques qu’il aborde. Le deuxième long métrage de George Jaques met en scène Ivy, une adolescente de 17 ans qui a vaincu le cancer et qui refuse d’être définie par sa maladie. Envoyée dans un camp d’été pour enfants atteints de cancer, elle y trouve des amis improbables et apprend à renouer avec la joie de vivre.
Bella Ramsey, révélée au public grâce à ses rôles dans Game of Thrones et The Last of Us, a été interrogée sur ses récentes déclarations concernant son choix de se concentrer sur des projets cinématographiques plus intimistes. Elle a confié que le tournage de Danseuse ensoleillée en Écosse avait été une expérience particulièrement enrichissante :
« Ce furent tout simplement les six semaines les plus belles et les plus joyeuses que j’aie passées. Tout le monde avait tellement envie d’être là-bas. Je pense que c’est ce qui rend ce film indépendant à petit budget si spécial : tout le monde est là parce qu’il le veut. Et nous voulions vraiment créer quelque chose de spécial… C’est probablement la meilleure expérience professionnelle de ma vie. »
Neil Patrick Harris, connu pour son rôle dans la série How I Met Your Mother, a également été questionné sur la pertinence de l’engagement politique dans le cinéma. Il a répondu :
« Je pense que nous vivons actuellement dans un monde étrangement algorithmique et divisé, et donc, en tant qu’artiste, je suis toujours intéressé à faire des choses apolitiques, parce que nous souhaitons tous, en tant qu’humains, nous connecter d’une manière ou d’une autre. »
Il a ajouté que le cinéma pouvait offrir un espace de partage et d’empathie, permettant au public de s’identifier aux personnages et à leurs épreuves.
Le réalisateur George Jaques a renchéri en soulignant l’importance de l’optimisme :
« Parfois, la chose la plus rebelle que l’on puisse faire est d’être optimiste. Et nous voulions faire un film sur la joie. Il se passe tellement de choses dans le monde en ce moment, et je voulais faire quelque chose qui vous emmène vraiment ailleurs… Oui, c’est un film sur le cancer. Oui, tout cela arrive. Mais en fait, il s’agit de cette jeune fille qui recommence à tomber amoureuse du monde. »
La conférence de presse a également été marquée par un échange tendu avec un journaliste qui a reproché à l’équipe du film de minimiser la dimension politique de la maladie. Neil Patrick Harris a alors précisé qu’il ne considérait pas le scénario comme une déclaration politique, mais plutôt comme une exploration de l’expérience humaine et de l’amitié.
« Même si j’ai mes propres opinions politiques, je pense qu’en tant qu’interprète, surtout dans ce genre de film, j’essaie d’être aussi inclusif que possible. Je n’ai jamais lu ce scénario comme une déclaration politique. Il s’agissait bien plus d’un humain grandissant et prenant conscience de lui-même, singulièrement et au sujet de l’amitié. »
La musicienne Este Haim, qui a composé la musique du film, a également exprimé son enthousiasme à l’idée de collaborer à nouveau avec le réalisateur Paul Thomas Anderson. Elle a par ailleurs salué la performance de sa sœur dans le film Past Lives, salué par la critique.