Publié le 2025-10-05 12:35:00. Elon Musk, le magnat de la technologie, a lancé une nouvelle campagne virale, appelant au boycott de Netflix. La raison invoquée : la diffusion de contenus jugés inappropriés pour les enfants, notamment des personnages transgenres dans certaines de ses productions.
- Elon Musk a annulé son abonnement Netflix et exhorte ses abonnés à faire de même.
- Cette campagne a déjà entraîné une baisse de plus de 2 % de l’action de Netflix.
- L’auteur exprime son inquiétude face à l’exposition précoce des enfants à des thèmes liés à l’identité de genre et à la sexualité.
Le PDG de Tesla et propriétaire de X (anciennement Twitter) a déclenché une vague de réactions le 2 octobre dernier en dénonçant la présence de contenu transgenre dans les programmes destinés à la jeunesse sur la plateforme de streaming. Musk a ainsi publiquement annoncé avoir résilié son compte Netflix, encourageant ses millions de followers à suivre son exemple. Cette mobilisation a eu un écho immédiat sur les marchés financiers, le cours de l’action Netflix affichant une baisse significative.
La polémique s’est concentrée sur des séries telles que « Dead End: Paranormal Park », une animation pour jeunes adultes diffusée en 2022 et dont le catalogue comporte un personnage transgenre. Bien que la série n’ait pas été renouvelée, elle reste disponible sur la plateforme, classée TV-Y7, une classification destinée aux enfants de sept ans et plus. De même, « Transformers: EarthSpark » avait suscité une controverse en 2023 pour avoir introduit son premier personnage non binaire.
L’autrice de l’article, mère de quatre enfants, partage son malaise face à ce qu’elle considère comme une introduction prématurée et inappropriée de thèmes complexes liés au genre et à la sexualité auprès du jeune public. Elle souligne qu’il est rare que les jeunes enfants s’interrogent sur leur identité de genre ou leur orientation sexuelle avant la puberté, citant une étude de 2023 suggérant que la dysphorie de genre est peu fréquente chez les très jeunes enfants. Selon elle, ces sujets sont de la responsabilité exclusive des parents.
« Les créateurs de ces séries peuvent vouloir montrer à leur jeune public l’importance de l’inclusivité et de l’acceptation en présentant des personnages transgenres ou non binaires », admet l’autrice, « mais introduire ce type de contenu à un âge aussi précoce pourrait finalement être plus déroutant pour les enfants qui ne se posent pas ces questions. Le sexe, la sexualité et le genre sont des sujets qu’il vaut mieux laisser aux parents gérer. »
L’autrice s’interroge sur le fait que seuls les conservateurs semblent prêts à fixer des limites concernant les contenus destinés aux enfants abordant l’identité de genre ou l’orientation sexuelle, alors que les divergences d’opinions entre conservateurs et libéraux sont déjà bien établies sur des questions telles que l’utilisation des toilettes par les enfants transgenres dans les écoles ou la participation des athlètes transgenres aux compétitions sportives féminines.
Elle exprime la conviction qu’à terme, la société regardera avec scepticisme, voire indignation, la période où l’industrie du divertissement, le corps éducatif et les représentants gouvernementaux ont soutenu les transitions médicales et sociales des mineurs. Encourager un enfant à adopter une identité de genre opposée à son sexe biologique, estime-t-elle, revient à l’inciter à rejeter la vérité, la réalité et la science. Des politiques favorisant de telles démarches peuvent éroder ou supprimer les espaces réservés aux femmes et la vie privée.
Un récent sondage du Pew Research Center en 2025 confirme une évolution des mentalités, avec 66 % des Américains favorables à des politiques obligeant les athlètes transgenres à concourir dans des équipes correspondant à leur sexe assigné à la naissance. L’autrice conclut en rappelant qu’il est sain pour une société d’encourager la pensée critique et la recherche de la vérité objective, et que la responsabilité d’assurer la pertinence des contenus consommés par les enfants incombe aux parents. Elle suggère que Netflix devrait faire preuve de plus de vigilance quant à la nature des programmes qu’elle destine aux enfants, sous peine de s’attirer de nouvelles campagnes de boycott motivées par la croisade du « plus riche homme du monde ».