Deux adolescents de 16 ans, radicalisés en ligne, ont été mis en examen pour avoir préparé un attentat à l’explosif ciblant notamment un centre commercial de Lille. L’un des deux jeunes hommes a été placé en détention provisoire, tandis que l’autre est sous contrôle judiciaire.
Les deux lycéens, interpellés dans le département du Nord, sont soupçonnés de s’être associés en vue de commettre un crime d’atteinte aux personnes. L’enquête, menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a révélé que le meneur du duo avait commencé à fabriquer du TATP, un explosif particulièrement instable prisé par les organisations djihadistes, et avait même réalisé des tests de combustion.
Selon le Parquet national antiterroriste (PNAT), les adolescents étaient inspirés par la propagande de l’État islamique (EI). Outre le centre commercial lillois, une salle de concert figurait potentiellement parmi leurs cibles. L’un des jeunes a également utilisé ChatGPT pour obtenir des informations, notamment sur la religion.
Après 96 heures de garde à vue, le meneur a reconnu avoir préparé un acte terroriste. Lors de sa mise en examen par un juge antiterroriste à Paris, il a été incarcéré. Son complice, quant à lui, a été placé sous contrôle judiciaire avec l’obligation de suivre un programme de prévention de la radicalisation.
Cette affaire s’inscrit dans une tendance inquiétante : en 2025, au moins 20 mineurs ont déjà été mis en examen pour des projets d’attaques violentes motivés par le terrorisme islamiste sunnite, selon le PNAT.