Publié le 7 février 2026 17:50:00. Face à la mobilisation indigène, le gouvernement brésilien a suspendu les opérations de dragage prévues sur un affluent majeur de l’Amazonie, une mesure destinée à ouvrir le dialogue avec les communautés locales qui dépendent de ces cours d’eau pour leur survie.
- Le Brésil a suspendu le processus de recrutement d’une entreprise pour le dragage de la rivière Tapajos, dans l’État de Para.
- Des centaines d’autochtones manifestent depuis deux semaines devant un terminal portuaire de Cargill pour protester contre le dragage et le développement fluvial.
- Les manifestants demandent l’annulation d’un décret gouvernemental favorisant la navigation commerciale sur les fleuves amazoniens et un appel d’offres de 74,8 millions de reais (14,2 millions de dollars) pour le dragage de la Tapajos.
La décision de suspendre les travaux de dragage intervient après deux semaines de manifestations menées par des centaines de membres de communautés indigènes devant le terminal portuaire du géant agroalimentaire américain Cargill, situé dans le nord du Brésil. Les manifestants expriment leur vive opposition au dragage et au développement des voies fluviales amazoniennes, considérés comme essentiels à la facilitation de l’exportation de céréales.
Dans un communiqué, le gouvernement a précisé que la suspension du processus de sélection d’une entreprise pour les travaux annuels de dragage de la rivière Tapajos, dans l’État de Para, constituait « un geste de négociation ». Il s’engage également à consulter les communautés locales avant d’engager tout nouveau projet de travaux sur les cours d’eau.
Les protestataires réclament l’annulation d’un décret signé en août par le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui désigne les principaux fleuves amazoniens comme prioritaires pour la navigation de marchandises et l’expansion des ports privés. Ils contestent également un appel d’offres fédéral lancé en décembre, d’un montant de 74,8 millions de reais (14,2 millions de dollars), destiné à la gestion et au dragage de la rivière Tapajos.
Les communautés autochtones considèrent ces fleuves comme vitaux pour leur mode de vie traditionnel et craignent que les travaux de dragage n’entraînent des dommages irréversibles à l’écosystème amazonien et à leurs ressources naturelles.