Publié le 12 février 2026 à 10h08. Derrière le spectacle des Jeux olympiques de Milano Cortina 2026, une armée de bénévoles se démène, parfois avec un enthousiasme discutable, pour assurer le bon déroulement de la compétition. Des situations cocasses et des tâches ingrates témoignent des coulisses méconnues de cet événement sportif.
À Bormio, des dizaines de bénévoles, vêtus des couleurs bleu-vert distinctives des Jeux, passent leurs matinées à guider les visiteurs vers les différents accès aux stands. Une tâche répétitive qui, pour certains, se transforme en occasion de chanter à tue-tête l’hymne national italien, mégaphone à la main, comme l’illustre une vidéo devenue virale.

Un volontaire italien chante l’hymne national : Pas question, les volontaires aux Jeux olympiques sont neutres.
Vidéo : rha
Dans les tentes d’entrée des stades, l’ambiance est parfois plus morose. Contrôle des billets, fouilles de sacs expéditives – voire oubliées – et discussions interminables sur l’interdiction des bouteilles d’eau, le tout ponctué de passages au détecteur de métaux. Un travail routinier qui ne semble pas passionner les équipes.
Sur le terrain, l’expérience peut s’avérer surréaliste. Un observateur a comparé l’agitation autour des stands à celle d’un zoo, avec un homme courant sans cesse pour inciter les spectateurs à se dépêcher, allant jusqu’à murmurer « plus vite » à une femme se déplaçant avec des béquilles.
Ce serait trop demander si vous deviez tenir vous-même le téléphone portable : un assistant met les appareils d’enregistrement sous le nez de la superstar du ski freestyle Eileen Gu.
Photo de : mro
D’autres assistants se contentent de tenir une tablette pour que les journalistes puissent y brancher leurs appareils et les présenter aux athlètes pour les interviews. Une tâche qui semble bien loin des responsabilités initialement envisagées.
Les anecdotes ne s’arrêtent pas là. Une règle particulière impose l’ajout d’une tranche de citron ou de lime dans chaque bière Corona vendue, à la demande des autorités mexicaines. Un journaliste autrichien s’est vu refuser l’achat d’une bière non ouverte, faute de cet agrume.
Enfin, il y a cet homme, posté devant le centre de presse, dont la seule mission est d’ouvrir et de fermer la porte, toujours avec le sourire. Une tâche répétitive qui ne promet guère d’évolution de carrière, mais qui, à l’évidence, est essentielle au bon fonctionnement des Jeux. Sans eux, ces Jeux olympiques ne seraient tout simplement pas possibles. Un grand merci à tous ! (rha)