Home Accueil Ositrán sur le port de Chancay sans contrôle : « Maintenant que nous avons lu le procès, nous concluons qu’il y a une violation de la souveraineté du Pérou » | nouvelles | Économie

Ositrán sur le port de Chancay sans contrôle : « Maintenant que nous avons lu le procès, nous concluons qu’il y a une violation de la souveraineté du Pérou » | nouvelles | Économie

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Publié le 19 février 2026 à 02h47. L’Ositrán, l’organisme de régulation du transport maritime péruvien, espère obtenir gain de cause en appel dans l’affaire qui l’oppose à Cosco Shipping concernant le port de Chancay, une décision qui pourrait avoir des implications majeures sur la régulation des monopoles naturels au Pérou.

  • L’Ositrán conteste la décision de justice qui a suspendu son pouvoir de supervision sur le port de Chancay, estimant qu’elle viole les lois péruviennes relatives aux monopoles naturels.
  • L’organisme insiste sur son droit de contrôler non seulement les tarifs, mais aussi la qualité des services et les infrastructures portuaires.
  • Cosco Shipping affirme être déjà réglementé par l’Autorité portuaire nationale (APN), une affirmation que l’Ositrán réfute en soulignant un manque de compétences de l’APN en matière de régulation et de traitement des plaintes.

Verónica Zambrano, à la tête de l’Ositrán, se montre confiante quant à l’issue de l’appel. Elle estime que la première instance a rendu un jugement basé sur une analyse particulière des faits, alors que la cour d’appel, composée de trois magistrats, offrira une analyse plus approfondie. « J’espère que justice sera enfin rendue sur cette question », a-t-elle déclaré.

Au cœur du litige se trouve l’interprétation de la législation péruvienne concernant la régulation des ports. L’Ositrán s’appuie sur la loi sur le système portuaire national, la loi organique du pouvoir exécutif et la loi-cadre des agences de régulation pour justifier son rôle de superviseur. L’organisme souligne que le port de Chancay, de par sa nature et ses caractéristiques, relève de la définition d’un monopole naturel nécessitant un contrôle étatique rigoureux.

« Au Pérou, il n’existe pas de monopole naturel « lâche », sans un contrôle adéquat de l’État », a insisté Mme Zambrano. Elle a également rappelé que l’Ositrán est habilité à vérifier que les utilisateurs reçoivent un service conforme à leurs attentes et qu’ils disposent d’une procédure de réclamation efficace, ce qui n’est actuellement pas le cas selon l’Ositrán, Cosco ne respectant pas les normes en vigueur en matière de traitement des plaintes.

Cosco Shipping, pour sa part, soutient que l’Autorité portuaire nationale (APN) est compétente pour traiter les plaintes des utilisateurs. L’Ositrán rejette cet argument, affirmant que la loi organique du pouvoir exécutif interdit toute duplication de fonctions entre les agences de l’État. Selon l’Ositrán, les fonctions de l’APN sont principalement opérationnelles et liées à la coordination du système portuaire, et ne lui confèrent pas de pouvoirs de régulation comparables aux siens.

« Si c’était vrai, l’APN réglerait les réclamations en deuxième instance depuis des années. Il ne l’a jamais eu. »

Verónica Zambrano, présidente de l’Ositrán

L’Ositrán met en avant un argument de souveraineté, soulignant que Cosco Shipping opère sur le territoire péruvien et occupe un espace maritime de 180 hectares relevant du domaine public de l’État. Elle critique également la position de Cosco concernant le port de LPO (port similaire dans la jungle), où l’entreprise estime que la réglementation doit s’adapter à chaque entreprise, une approche que l’Ositrán juge inacceptable. « La loi n’est adaptée à personne, car la loi est la loi », a-t-elle déclaré.

L’Ositrán craint qu’une décision favorable à Cosco Shipping n’ouvre la voie à un non-respect généralisé des règles. Elle prend également en considération la situation du port de Callao, où APM Terminales cherche à prolonger sa concession de 30 ans supplémentaires, et examine la performance de l’entreprise en matière de qualité de service. Enfin, l’organisme a également été interrogé sur l’impact concurrentiel du TUUA (taxe d’utilisation des infrastructures aéroportuaires) pour les vols internationaux, une question qui relève toutefois des compétences du ministère des Transports, du ministère de l’Économie et des Finances et du ministère du Commerce extérieur et du Tourisme.

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