Home International Paix et inquiétudes cachées à Gaza : la libération des otages du Hamas est en cours, mais le personnel armé est rappelé pour « réprimer les troubles civils » | Dernières 24 heures | Corner International et Global

Paix et inquiétudes cachées à Gaza : la libération des otages du Hamas est en cours, mais le personnel armé est rappelé pour « réprimer les troubles civils » | Dernières 24 heures | Corner International et Global

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Publié le 2025-10-13 07:29:00. Après une première phase de l’accord de paix à Gaza, le Hamas s’apprête à libérer des otages le 13 octobre. Pendant ce temps, le président américain Donald Trump est arrivé au Moyen-Orient et doit organiser un sommet en Égypte, affirmant que la guerre était terminée.

  • Un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est entré en vigueur, ouvrant la voie à la libération d’otages et de prisonniers palestiniens.
  • Le Hamas a rappelé d’urgence environ 7 000 membres de ses forces de sécurité, suscitant des inquiétudes quant à de potentiels troubles civils internes et une nouvelle spirale de violence.
  • La population de Gaza fait face à la tâche colossale de reconstruire après la destruction, avec des défis humanitaires majeurs et un traumatisme profond.

L’accord de cessez-le-feu, annoncé dans la soirée du 8 octobre, prévoit une « première phase » d’un plan de paix en 20 points pour Gaza, selon le président américain. Au cœur de cet accord, un échange d’otages détenus par le Hamas contre des prisonniers palestiniens est censé se dérouler dans les 72 heures suivant le début du cessez-le-feu. Parmi les 48 otages recensés, 20 auraient survécu et 28 seraient décédés. Les survivants devraient être remis à la Croix-Rouge internationale le 13 octobre avant d’être transférés en Israël.

En échange, Israël s’est engagé à libérer des prisonniers palestiniens. Cependant, la liste des détenus réclamés par le Hamas pour une libération prioritaire, incluant des figures comme Marwan Barghouti, instigateur de la « Seconde Intifada », ne figure pas dans la première vague de noms communiqués par Israël. Au total, environ 250 personnes devraient être libérées par Israël : 100 vers la Cisjordanie, 15 vers Jérusalem-Est, et 135 expulsées vers Gaza ou d’autres destinations.

Alors que l’attention internationale se porte sur cet échange, le Hamas a mobilisé d’urgence près de 7 000 membres de ses forces de sécurité dans les zones dont Israël s’est retiré. Officiellement, le Hamas évoque la « neutralisation des contrevenants et des collaborateurs d’Israël à Gaza », selon la BBC. Cependant, cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions internes croissantes. Dans le quartier de Sabra, à Gaza, des affrontements entre le Hamas et des hommes armés appartenant à la famille Dughmush ont éclaté, causant au moins 27 morts. Le Hamas aurait encerclé la zone, interpellé une trentaine de personnes et tué un membre de la famille Dughmush, dont certaines armes proviendraient des entrepôts du Hamas pillés durant le conflit.

Des experts et des responsables de la sécurité craignent que cette situation ne dégénère en guerre civile à Gaza, alimentée par la prolifération des armes et la volonté du Hamas de réaffirmer son contrôle. Les tentatives du Hamas de maintenir son emprise par tous les moyens pourraient menacer l’accord de paix et aggraver la souffrance de la population.

Parallèlement, les habitants de Gaza sont confrontés à une réalité dévastatrice : la reconstruction des villes détruites. Des milliers de Palestiniens retournent dans des quartiers réduits en ruines, cherchant parmi les décombres les restes de leurs proches et de leurs foyers. L’Agence de défense civile de Gaza estime qu’environ 10 000 corps pourraient être ensevelis sous les décombres. Le processus de déblaiement, rendu ardu par le manque d’équipements lourds, implique l’utilisation d’outils rudimentaires et la prudence face aux munitions non explosées.

Les Nations Unies estiment que la reconstruction de Gaza nécessitera plus de 50 milliards de dollars et au moins 15 ans. Médecins sans frontières (MSF) souligne le traumatisme collectif durable infligé à la population, notamment aux quelque 17 000 enfants non accompagnés, dont le bien-être psychologique est sérieusement compromis.

Les divergences entre Israël et le Hamas persistent quant à l’avenir de Gaza. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé que l’Autorité palestinienne n’aurait aucun rôle dans la bande de Gaza post-conflit et a exigé le désarmement inconditionnel du Hamas. Ces points de friction majeurs alimentent le scepticisme quant à la viabilité d’une paix durable.

Le président américain Donald Trump, en visite au Moyen-Orient, doit présider un sommet sur la paix en Égypte. À son départ, il a déclaré : « la guerre est terminée », annonçant la poursuite du cessez-le-feu. Les opérations de libération des otages doivent débuter le 13 octobre, à 10h00, dans le couloir de Netzarim, situé sur la ligne de démarcation nord-sud de Gaza, avant de se poursuivre à Khan Younis, dans le sud de la bande.

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