Home Accueil Palestine Action « n’est pas un groupe de protestation normal », déclare Yvette Cooper alors qu’elle défend la décision de l’interdire en tant qu’organisation terroriste après l’échec des tribunaux

Palestine Action « n’est pas un groupe de protestation normal », déclare Yvette Cooper alors qu’elle défend la décision de l’interdire en tant qu’organisation terroriste après l’échec des tribunaux

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La décision controversée d’interdire l’organisation Palestine Action au Royaume-Uni a été jugée illégale par la Haute Cour, ouvrant la voie à d’éventuelles annulations de poursuites pour plus de 2 000 personnes arrêtées. L’affaire relance le débat sur la définition du terrorisme et les limites de la répression des mouvements de protestation.

La juge Dame Victoria Sharp a estimé que la prescription émise par Yvette Cooper, alors ministre de l’Intérieur, était « disproportionnée ». Bien que reconnaissant que Palestine Action « promeut sa cause politique par la criminalité et l’encouragement de la criminalité », la cour a souligné qu’un « très petit nombre » de ses actions pouvaient être qualifiées d’actes terroristes.

Yvette Cooper, désormais ministre des Affaires étrangères, a défendu sa décision initiale, affirmant avoir suivi « les conseils et les recommandations clairs » des services de renseignement. « J’ai suivi le processus sérieux mis en place par le ministère de l’Intérieur… qui était très clair sur la recommandation concernant la prescription de ce groupe », a-t-elle déclaré à Sky News.

L’interdiction de Palestine Action, prononcée le 5 juillet de l’année dernière, faisait suite à plusieurs manifestations très médiatisées, notamment un raid contre une entreprise de défense britannique au cours duquel une policière a été blessée. Être membre du groupe ou lui apporter son soutien était alors passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans de prison.

La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a annoncé son intention de faire appel de la décision de la Haute Cour. Cependant, certains députés travaillistes ont appelé à abandonner cette démarche.

À ce stade, l’interdiction reste en vigueur en attendant l’appel, mais la police métropolitaine a indiqué qu’elle ne procéderait probablement pas à de nouvelles arrestations pour soutien à Palestine Action tant que la situation juridique ne sera pas clarifiée. Un porte-parole a précisé que les forces de l’ordre se concentreraient désormais sur la « collecte de preuves » plutôt que sur les arrestations immédiates.

Laurence Taylor, responsable de la police antiterroriste, a déclaré que l’application de l’interdiction serait désormais « pragmatique ». Dame Priti Patel, ancienne secrétaire d’État aux Affaires étrangères, s’est dite « consternée » par la décision de la Haute Cour, estimant que Palestine Action « ressent toute la force de nos lois » et « planifie ses attaques ».

Lord Walney, conseiller indépendant du gouvernement, a exprimé sa « profonde déception », craignant que ce verdict n’envoie un signal encourageant les militants d’extrême gauche à « rançonner le pays ». Il a souligné que les dommages criminels causés par Palestine Action, bien que moins fréquents que ceux d’autres groupes interdits, relevaient clairement de la définition juridique du terrorisme.

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