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Paradieshof à Francfort : À la recherche d’un emploi après 17 ans de vacance

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Le sort du Paradieshof à Alt-Sachsenhausen, bâtiment déserté par la fête depuis 2008, est une nouvelle fois au centre des débats. L’Association des contribuables dénonce un « livre noir du gaspillage fiscal » face à la ruine progressive de la bâtisse et aux coûts de rénovation potentiels qui s’annoncent. La municipalité, après avoir racheté l’ancienne discothèque en 2010 pour 1,3 million d’euros, envisage désormais d’y injecter 4,5 millions d’euros supplémentaires sous forme de « subventions aux coûts de construction perdus », soit près de 61 % du coût total estimé à 7,4 millions d’euros pour sa réhabilitation ou une reconstruction.

L’objectif affiché est de trouver un utilisateur viable pour ce site délabré. D’après une réponse à une interpellation du groupe parlementaire AfD, deux tiers du Paradieshof seraient destinés au logement, le tiers restant à un usage commercial. La municipalité vise un « loyer de base socialement acceptable » compris entre 12 et 14 euros le mètre carré. Ce projet de subvention devra toutefois obtenir l’aval du parlement de la ville, avec un dépôt de dossier prévu pour l’automne. Le processus de conception, déjà annoncé en 2022 et d’une durée estimée de six à huit mois, sera confié à la société d’urbanisme BSMF, actionnaire de la société d’investissement de la ville, KEG.

Le principe retenu est celui du « meilleur concept gagne ». Le soumissionnaire retenu bénéficiera d’une période d’un an pour affiner son projet et préparer une demande de permis de construire, avant la signature d’un bail. Une redevance foncière annuelle d’environ 32 000 euros est calculée, basée sur une valeur immobilière de 879 000 euros et des taux d’intérêt de 6 % pour l’usage commercial et 2,5 % pour le résidentiel.

Parallèlement, une dynamique culturelle est souhaitée. La faction CDU du Römer a suggéré l’aménagement d’un café au rez-de-chaussée, avec un espace dédié à la musique live et aux rencontres artistiques, ainsi que des studios subventionnés pour les artistes. « Cela crée un point de contact créatif et socialement vivifiant au cœur du quartier », déclare Christian Becker, porte-parole pour la politique culturelle de la CDU. Le parlement de la ville a demandé au magistrat d’étudier cette proposition, alors qu’un petit festival culturel s’était déjà tenu sur la place devant le Paradieshof l’été dernier.

L’idée d’une utilisation culturelle du Paradieshof n’est pas nouvelle, puisqu’elle était déjà envisagée en 2010/2011 avec un projet de salle pour la Volksbühne de Michael Quast. Cependant, un concours d’architecture avait coûté 150 000 euros sans que le projet lauréat, celui de Max Dudler, puisse être réalisé faute de financement dans le cadre d’un programme d’austérité. Un processus conceptuel lancé en 2015 avait également échoué pour des raisons financières, l’école privée de design lauréate n’ayant pu obtenir l’aide de la ville pour rénover le bâtiment sans subventions.

Le bâtiment est donc resté vacant pendant dix-sept ans. Entre 2020 et 2024 seulement, environ 70 000 euros ont été dépensés pour son entretien, selon le magistrat.

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