Le conflit autour du Sahara occidental a relancé les débats à la Chambre des communes britannique, avec une série de questions posées au gouvernement concernant le rôle du Maroc et les pressions exercées par des lobbies algériens. Plusieurs parlementaires ont sollicité des éclaircissements sur des points spécifiques, notamment les restrictions d’accès au territoire et les conditions imposées aux observateurs internationaux.
Andy Slaughter, député travailliste, a interpellé le gouvernement sur l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc comme solution au conflit. Il a demandé si des détails avaient été fournis concernant le contenu potentiel de cette initiative. Dans une autre question, il s’est enquis de savoir si le gouvernement britannique avait abordé, lors du dialogue bilatéral sur les droits de l’homme avec le Maroc en décembre 2025, la question des restrictions imposées aux journalistes et aux défenseurs des droits de l’homme souhaitant accéder au Sahara occidental. « …si le Royaume du Maroc avait fourni des détails ou des informations sur les détails de ce qui pourrait être inclus dans l’initiative d’autonomie présentée comme une solution au conflit du Sahara… » Andy Slaughter, député travailliste.
Alex Sobel, également député travailliste, a posé deux questions relatives aux rapports de l’ONU. Il a souhaité savoir si le secrétaire général aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au Développement avait examiné le rapport du secrétaire général des Nations Unies mentionnant la création par le Maroc d’un second passage vers la Mauritanie. Il a également demandé si le rapport faisant état de l’exigence marocaine que la mission de la MINURSO utilise des plaques d’immatriculation marocaines dans les zones situées à l’ouest du berme avait été étudié.
Julian Smith, député conservateur, a soulevé la question de l’envoyé commercial britannique au Maroc, Andrew Mountbatten Windsor, demandant si le gouvernement envisagerait de discuter d’éventuels biais de cet envoyé.
Contexte
Le Sahara occidental est un territoire contesté depuis le retrait de l’Espagne en 1975. Le Front Polisario, un mouvement nationaliste sahraoui fondé en 1973, revendique l’indépendance de la région et a proclamé la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Le Maroc contrôle actuellement la majeure partie du territoire et propose une initiative d’autonomie pour la région.
Ce qui change
Les questions posées au Parlement britannique mettent en lumière les préoccupations persistantes concernant les droits de l’homme et l’accès à l’information au Sahara occidental. Les discussions pourraient influencer la position du Royaume-Uni sur ce conflit de longue date et son soutien aux efforts de l’ONU pour trouver une solution.
Prochaines étapes
Il sera important de suivre les réponses écrites du gouvernement britannique aux questions posées par les parlementaires. L’évolution de la situation sur le terrain, notamment les restrictions d’accès et les conditions imposées aux observateurs internationaux, devra également être surveillée de près.