Publié le 6 février 2026. L’Agence mondiale antidopage (AMA) enquête sur des allégations choquantes impliquant des injections d’acide hyaluronique dans le pénis de sauteurs à ski, une pratique visant potentiellement à obtenir un avantage aérodynamique illégal lors des compétitions.
- Des athlètes auraient recours à des injections d’acide hyaluronique pour augmenter le volume de leur pénis.
- Cette manipulation viserait à tromper les mesures de la combinaison de saut, strictement réglementées pour garantir l’équité.
- L’injection comporte des risques médicaux significatifs, allant de la douleur à la perte du pénis dans de rares cas.
L’affaire, surnommée « Penisgate » par certains médias, a éclaté après des révélations du journal allemand Bild. L’AMA a confirmé l’ouverture d’une enquête pour déterminer si ces pratiques constituent une violation des règles antidopage.
Selon les allégations, les sauteurs à ski injecteraient de l’acide hyaluronique dans leur pénis afin d’augmenter sa circonférence. L’acide hyaluronique est un produit de comblement couramment utilisé en chirurgie esthétique, y compris pour l’agrandissement du pénis, comme l’explique le professeur Eric Chung, chirurgien urologue. Il précise que l’effet est temporaire et nécessite des injections de rappel tous les six à douze mois.
Mais quel est le lien avec le saut à ski ? Avant chaque saison, les athlètes doivent se faire confectionner une combinaison sur mesure, basée sur des mesures précises de leur corps, y compris la hauteur de l’entrejambe déterminée par un scanner 3D approuvé par la Fédération internationale de ski (FIS). Les dimensions de la combinaison sont cruciales, car elles influencent directement la portance générée par le sauteur.
Le professeur associé Dan Dwyer, de l’École des sciences de l’exercice et de la nutrition de l’Université Deakin, explique que l’augmentation du volume du pénis pourrait permettre aux athlètes de bénéficier d’une combinaison légèrement plus grande, offrant ainsi une surface accrue et une portance supplémentaire. Sandro Pertile, directeur des courses masculines de la FIS, a souligné l’importance de chaque centimètre :
« Chaque centimètre supplémentaire sur une combinaison compte. Si votre combinaison a une surface de 5 % plus grande, vous volez plus loin. Bien sûr, c’est un sport de compétition et tout le monde est à la limite avec les règles parce que tout le monde veut gagner. »
Cependant, cette pratique n’est pas sans risques. Le professeur Chung met en garde contre les dangers potentiels des injections d’acide hyaluronique dans le pénis, notamment des douleurs, des déformations, des infections, des inflammations, des troubles de la sensibilité et des dysfonctionnements sexuels. Dans de rares cas, une infection peut même entraîner une gangrène et la perte du pénis.
L’enquête de l’AMA devrait permettre de déterminer si ces allégations sont fondées et, le cas échéant, de sanctionner les athlètes et les équipes impliqués. L’affaire soulève des questions sur les limites que les athlètes sont prêts à franchir pour obtenir un avantage compétitif et sur l’efficacité des contrôles antidopage dans les sports d’hiver.