Les États-Unis et le Canada se retrouveront potentiellement en finale du tournoi olympique de hockey sur glace de 2026, après avoir été placés dans des groupes différents. La route vers l’or s’annonce toutefois plus ardue pour l’une des deux nations, tandis que d’autres équipes pourraient bien créer la surprise.
Le Canada, favori incontesté, affrontera la République tchèque en quarts de finale. Martin Necas, ailier des Avalanche du Colorado, a déjà affiché une forme impressionnante avec sept points en quatre matchs, se rapprochant des records de Jaromir Jagr et Martin Straka. Cependant, le Canada reste redoutable, ayant écrasé la République tchèque 5-0 lors de leur première rencontre. L’entraîneur tchèque Radim Rulik a remanié ses lignes après la phase de groupes, espérant ainsi déstabiliser la machine canadienne. « Nous les avons laissé gagner la première fois parce que nous savions que nous ne gagnerions pas deux matchs d’affilée contre le Canada », a déclaré Necas avec un sourire après la qualification de son équipe.
Malgré cette réorganisation, la tâche s’annonce immense face à la profondeur offensive canadienne, menée par Connor McDavid, meilleur pointeur du tournoi avec neuf points en trois matchs. Le Canada semble bien parti pour atteindre la finale, mais l’histoire pourrait rappeler à certains le revers inattendu face à la République tchèque en 1998, lors des premiers Jeux olympiques avec participation des joueurs de la LNH.
Les États-Unis, de leur côté, devront se mesurer à la Suède, une équipe en pleine ascension. Les Suédois ont dominé la Slovaquie et le Lettonie pour se hisser en quarts de finale. Adrian Kempe (Kings de Los Angeles), William Nylander (Maple Leafs de Toronto) et Mika Zibanejad (Rangers de New York) constituent une menace offensive non négligeable. Cependant, les Américains disposent d’un avantage au centre, là où la Suède souffre de l’absence de Leo Carlsson, blessé.
La défense suédoise, emmenée par Victor Hedman (Lightning de Tampa Bay) et Rasmus Dahlin (Sabres de Buffalo), représente un défi de taille pour l’attaque américaine. Le gardien Jacob Markstrom pourrait également être un atout majeur pour la Suède. Pour l’emporter, les États-Unis devront faire preuve de maîtrise du palet et d’agressivité physique, notamment grâce à la ligne formée par Brady et Matthew Tkachuk, et Jack Eichel.
Dans les autres quarts de finale, la Slovaquie affrontera l’Allemagne, tandis que la Finlande se mesurera à la Suisse. L’Allemagne, portée par Leon Draisaitl et Tim Stutzle, pourrait créer la surprise, tandis que la Finlande, après un parcours en dents de scie, semble retrouver sa puissance. La Suisse, quant à elle, peut compter sur un Leonardo Genoni en grande forme dans les buts.
En demi-finale, le Canada devrait facilement éliminer l’Allemagne, tandis que les États-Unis pourraient bien se mesurer à la Finlande. L’histoire entre les États-Unis et la Finlande est riche en rebondissements olympiques, avec des confrontations mémorables en 2006 et 2014.
La finale verra très probablement s’affronter le Canada et les États-Unis. Les Américains, renforcés par le retour de joueurs clés comme Quinn Hughes et Tage Thompson, semblent mieux armés que jamais pour défier la domination canadienne. Cette rencontre promet d’être un duel épique, où l’expérience des Canadiens sera mise à l’épreuve face à la fougue et au talent des Américains. Après des décennies d’attente, les États-Unis pourraient enfin détrôner le Canada et s’emparer de la couronne olympique.