Publié le 18 février 2026 à 21h21. Plus de vingt pays sont représentés à Washington pour la première réunion du Conseil de la Paix, une initiative du président américain Donald Trump visant à résoudre les conflits internationaux, en commençant par la situation à Gaza.
- Le président Trump ouvrira la réunion par un discours et annoncera un engagement de plus de 5 milliards de dollars (environ 4,6 milliards d’euros) pour l’aide humanitaire et la reconstruction à Gaza.
- Le Conseil de la Paix prévoit également le déploiement de « milliers de soldats » au sein d’une force internationale de stabilisation et de renforcement des forces de police locales à Gaza.
- Parmi les 26 pays fondateurs figurent Israël, l’Arabie saoudite et l’Égypte, tandis que la France, l’Espagne et la Suède ont choisi de ne pas y participer.
La Maison Blanche a confirmé ce mercredi la tenue de cette première réunion du Conseil de la Paix, une initiative personnelle du président Trump. Selon la secrétaire de presse Karoline Leavitt, plus de vingt pays sont représentés à Washington pour cette rencontre qui se tiendra à l’Institut de la Paix, récemment renommé en l’honneur de l’ancien président.
« Le président ouvrira la réunion demain avec un discours et, d’une manière ou d’une autre, présidera officiellement le début de la réunion avant de partir pour l’État de Géorgie », a précisé Karoline Leavitt lors d’une conférence de presse. La liste complète des participants sera dévoilée prochainement, a-t-elle ajouté, soulignant « un grand intérêt » pour cette initiative.
L’engagement financier de plus de 5 milliards de dollars (environ 4,6 milliards d’euros) pour Gaza avait déjà été annoncé par Donald Trump sur son réseau social Truth Social. Ce financement est destiné aux « efforts humanitaires et de reconstruction » dans la bande de Gaza, a réitéré la porte-parole de la Maison Blanche.
En plus de l’aide financière, le Conseil de la Paix prévoit également un déploiement de forces sur le terrain. « Des milliers de soldats » seront intégrés à une force internationale de stabilisation et viendront renforcer les forces de police locales afin de garantir la sécurité et la paix pour les habitants de Gaza, a précisé Karoline Leavitt.
Au moins 35 chefs d’État et de gouvernement ont accepté de rejoindre le Conseil de la Paix. Parmi les 26 pays fondateurs, publiés sur le compte officiel de l’entité sur X, on retrouve Israël, l’Argentine, le Salvador, le Paraguay, l’Arabie saoudite et l’Égypte. La France, l’Espagne et la Suède ont, quant à elles, décliné l’invitation.
Les présidents argentin, Javier Milei, et paraguayen, Santiago Peña, ont confirmé leur déplacement à Washington pour participer à la réunion. Le président indonésien Prabowo Subianto, ainsi que les dirigeants cambodgien Hun Manet et vietnamien To Lam, seront également présents. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne fera pas le déplacement et sera représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.
Le Mexique, la Roumanie, l’Italie et la République tchèque participeront en tant qu’observateurs, tout comme Dubravka Suica, commissaire européenne pour la Méditerranée.
Donald Trump a déclaré que le Conseil de la Paix collaborerait avec les Nations Unies « dans certains cas », tout en réaffirmant que l’action du Conseil ne se limiterait pas à Gaza, mais qu’il ambitionnait de promouvoir « la paix dans le monde ».
ct (efe, dpa)