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Le juge refuse de nommer un examinateur pour le promoteur de bureaux de St Stephen’s Green – The Irish Times

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Publié le 19 février 2024 10:32. Un projet immobilier d’envergure à Dublin, le Greenside Building, est au cœur d’une bataille juridique entre ses promoteurs et ses créanciers, après le refus d’un tribunal de nommer un examinateur pour tenter de sauver l’entreprise.

  • La Cour de circuit a rejeté la demande de nomination d’un examinateur pour KC Capital Property Group et ses filiales.
  • L’entreprise, endettée à hauteur de plus de 55 millions d’euros, a fait appel de cette décision devant la Haute Cour.
  • Le litige porte sur la capacité de KC Capital à honorer ses dettes, notamment en raison d’un différend avec un fournisseur de béton.

Le promoteur immobilier KC Capital Property Group se trouve dans une situation financière délicate concernant la construction de son immeuble de bureaux de neuf étages, le Greenside Building, situé sur Cuffe Street, à proximité de St Stephen’s Green. Malgré l’achèvement des travaux à seulement deux mois, l’entreprise a accumulé une dette dépassant les 55 millions d’euros.

Fin décembre, KC Capital Property Group Ltd, dirigée par David Kennan, ainsi que deux de ses sociétés, avaient sollicité la nomination de Damien Harper de PUC Consultants en tant qu’examinateur intérimaire. Cette demande faisait suite à la saisie conservatoire de leurs avoirs par leurs créanciers.

Un rapport d’expertise indépendant, rédigé par Myles Kirby du cabinet Kroll, avait estimé que les entreprises avaient une chance raisonnable de se redresser. Cependant, le créancier garanti s’est opposé à la confirmation de la nomination de l’examinateur par la Cour de circuit en janvier.

Parallèlement à ses difficultés financières, KC Capital est impliqué dans un litige avec Keegan Quarries Limited, son fournisseur de béton, concernant la qualité du matériau livré. L’entreprise espère récupérer environ 15 millions d’euros dans le cadre de cette affaire.

Lundi, le juge John O’Connor de la Cour de circuit a finalement refusé de nommer l’examinateur. Dans sa décision, il a souligné qu’il s’agissait d’une « lutte directe » entre KC Capital et ses créanciers. Il a précisé que les investisseurs de KC Capital « tentent de sauver leurs parts » en misant sur un litige qu’ils pensent gagner, tandis que le créancier garanti cherche à « maximiser sa sécurité » compte tenu des risques encourus. Le juge a également noté qu’aucun créancier majeur ne soutenait la demande d’examen.

Il a jugé qu’un examen serait une « dépense inutile et coûteuse » et qu’il ne permettrait pas de sauver des emplois supplémentaires.

« Il est clair à mon avis que la nomination d’un examinateur ne permettra pas de sauver des emplois supplémentaires. En termes simples, il n’est pas nécessaire de nommer un examinateur. »

Juge John O’Connor

KC Capital a annoncé son intention de faire appel de cette décision. Lors d’une audience devant le juge Michael Twomey de la Haute Cour, l’avocat Ciaran Lewis, représentant KC Capital et conseillé par Simon Murphy de Beauchamps, a demandé la suspension de l’ordonnance de rejet de la nomination de l’examinateur. Il a plaidé pour le maintien de la « protection judiciaire » en attendant le jugement sur l’appel, assurant que l’examinateur accepterait de ne prendre aucune mesure dans l’intervalle.

Brian Kennedy, avocat représentant le créancier garanti, le fonds Fairfield Real Estate Finance, a souligné que son client réclame 55 millions d’euros et se montre « profondément sceptique » quant aux offres d’investissement présentées par KC Capital. Il a estimé que ces offres sont « loin de la valeur » de la garantie ou du montant dû. Il a également précisé que Fairfield supporte les coûts de l’examen et que KC Capital est en réalité une société à vocation spéciale (SPV) créée uniquement pour construire l’immeuble de bureaux. Selon Kennedy, la nomination de l’examinateur vise principalement à « préserver les fonds des actionnaires ».

Le juge a autorisé l’examinateur intérimaire à présenter des observations au tribunal dans un rôle limité, afin de minimiser les coûts pour le créancier garanti. La période de protection judiciaire sera également maintenue jusqu’à l’audience de l’appel, dont la date est fixée au 25 février.

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