Publié le 2024-02-29 18:35:00. Des professeurs de droit de la Seton Hall Law School dénoncent publiquement ce qu’ils qualifient d’une campagne d’abus de pouvoir du gouvernement fédéral américain, pointant du doigt des violations répétées des droits civils et un mépris flagrant de l’état de droit.
- Le gouvernement fédéral est accusé de violer les droits constitutionnels, notamment la liberté d’expression, le droit à la protection contre les fouilles abusives et le droit à une procédure régulière.
- Les professeurs de droit soulignent des cas de brutalité policière envers des manifestants pacifiques, d’arrestations arbitraires et de profilage racial.
- Ils dénoncent également le manque de transparence et les mensonges du gouvernement concernant ces incidents.
Une déclaration signée par plus de vingt professeurs de la Seton Hall Law School exprime une vive inquiétude face à la dégradation de l’état de droit aux États-Unis. Les signataires, agissant à titre individuel, accusent le gouvernement fédéral de mener une politique systématique de violations des libertés civiles, rappelant des pratiques autoritaires.
Selon les professeurs, ces abus ne se limitent pas à une région spécifique du pays, mais se produisent à travers tout le territoire américain. Ils citent notamment des cas de manifestants pacifiques attaqués et arrêtés, de perquisitions menées sans mandat judiciaire et d’arrestations fondées sur des motifs douteux, voire sur le profilage racial. Ils dénoncent également le refus d’accorder une procédure régulière aux personnes détenues.
La déclaration met en lumière des exemples concrets particulièrement choquants, tels que l’arrestation d’enfants rentrant de l’école maternelle et le traitement dégradant d’une personne âgée, retirée de son domicile par temps glacial. Ces incidents, selon les professeurs, témoignent d’une cruauté extraordinaire et d’un mépris total pour la dignité humaine.
Au-delà des violations des droits constitutionnels, les professeurs dénoncent le manque de transparence du gouvernement et ses tentatives de dissimulation. Ils accusent des hauts responsables de déformer les faits au public et aux tribunaux, et de présenter les victimes comme des criminels. Ils qualifient ces tactiques de caractéristiques de l’autoritarisme et d’incompatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie.
Les professeurs de droit appellent le gouvernement à mettre fin à ces abus, à enquêter de manière transparente sur les allégations de crimes et à traduire en justice les responsables, quel que soit leur rang. Ils affirment également leur engagement à continuer d’éduquer leurs étudiants et la communauté sur les droits constitutionnels et à soutenir les efforts juridiques visant à protéger ces droits.
Ils encouragent également les citoyens à s’informer, à faire entendre leur voix et à contacter leurs représentants au Congrès. Pour faciliter cette démarche, ils fournissent un lien vers le site web du Congrès américain permettant de trouver son représentant : congress.gov/members/find-your-member.
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