Publié le 11 février 2026 17:11:00. Britney Spears a cédé l’intégralité des droits de son catalogue musical à la société Primary Wave pour environ 153 millions de francs suisses (200 millions de dollars américains). Cette vente s’inscrit dans une tendance croissante chez les artistes qui cherchent à monétiser leurs œuvres face à des difficultés financières ou à des opportunités d’investissement.
- Britney Spears a vendu les droits de ses chansons emblématiques, dont « …Baby One More Time », « Oops!… I Did It Again » et « Stronger », à Primary Wave.
- Cette transaction intervient dans un contexte de difficultés financières pour la chanteuse, liées notamment à sa longue tutelle et aux frais juridiques qui en ont découlé.
- La vente de droits musicaux est devenue une pratique courante, suivie par des artistes de renom tels que Bob Dylan, Shakira et Jean-Michel Jarre.
La vente des droits du catalogue de Britney Spears à Primary Wave, conclue le 30 décembre 2025 selon plusieurs médias américains, marque une nouvelle étape dans la monétisation des œuvres musicales. L’accord, estimé à 200 millions de dollars américains (environ 153 millions de francs suisses), permet à la chanteuse de percevoir immédiatement des revenus liés à son œuvre, tandis que l’éditeur musical acquiert des actifs porteurs à long terme.
Plusieurs facteurs expliquent cette transaction. La situation financière de Britney Spears, fragilisée par 13 années de tutelle et les coûts associés aux batailles juridiques avec son père, a probablement joué un rôle déterminant. Un règlement financier important a mis fin à ce conflit, mais a également engendré des dépenses considérables. Des difficultés financières et un train de vie coûteux ont également été évoqués.
Britney Spears n’a pour l’instant pas commenté publiquement cette vente, comme le rapporte le magazine spécialisé « Rolling Stone ». Elle avait par ailleurs annoncé sur Instagram son intention de ne plus se produire aux États-Unis.
Cette transaction s’inscrit dans une tendance plus large observée depuis plusieurs années. En 2020, Bob Dylan a vendu les droits de ses 600 chansons à Universal Music Group pour un montant estimé à 300 millions de dollars. D’autres artistes, tels que Shakira, Bruce Springsteen, Katy Perry et Jean-Michel Jarre, ont suivi le même chemin.
Selon Pascal Lago, rédacteur économique à SRF, cette tendance est liée à l’essor du streaming et de la monétisation des droits d’auteur.
« Les créateurs de musique encaissent aujourd’hui les revenus de l’avenir grâce à ces accords. »
Pascal Lago, rédacteur économique de SRF
Les catalogues musicaux intemporels représentent un investissement sûr pour les éditeurs, qui peuvent générer des revenus stables grâce aux plateformes de streaming. Ils peuvent également exploiter ces œuvres dans d’autres domaines, tels que le cinéma, la publicité ou les jeux vidéo, augmentant ainsi leur rentabilité.
La pandémie de Covid-19 a également contribué à cette tendance, en offrant aux artistes une opportunité de générer des revenus immédiats en vendant leurs droits musicaux, alors que les concerts étaient annulés. Bien que l’engouement initial se soit quelque peu calmé, les experts estiment que les éditeurs musicaux continueront d’investir dans ces actifs à l’avenir, notamment avec l’intervention de grands acteurs financiers comme Blackrock.