Nîmes a officialisé ce vendredi 6 février 2026 l’acquisition du stade des Antonins et de son centre d’entraînement, la Bastide, pour un montant de 9,5 millions d’euros. Cette décision stratégique vise à assurer la pérennité du Nîmes Olympique et à éviter qu’il ne soit contraint de quitter la ville.
La ville de Nîmes devient ainsi propriétaire des infrastructures qui étaient jusqu’à présent la propriété de Rani Assa, l’ancien dirigeant du Nîmes Olympique. L’opération, estimée par les Domaines, le service de l’État chargé de l’évaluation des terrains, permet d’éviter une situation potentiellement critique pour le club.
« Sans cela, Nîmes Olympique aurait été contraint de jouer hors de la ville », a souligné Thierry Procida, adjoint aux Sports. « Un club loin de ses tribunes, c’est un club qui perd son âme. » L’achat est perçu par la municipalité comme un « acte vital », car le stade des Costières, actuel domicile du club, est en état de dégradation avancé.
Selon le maire Jean-Paul Fournier, il s’agit d’un « choix de la raison et de la sagesse ». Franck Proust, premier adjoint, a précisé que la construction d’un nouveau stade d’une capacité de 10 000 places coûterait entre 20 et 25 millions d’euros. Le coût d’une éventuelle rénovation des Costières n’a pas été divulgué.
À court terme, la ville prévoit de réaliser des travaux de rénovation, notamment sur les deux terrains synthétiques du centre d’entraînement. L’idée de construire des tribunes permanentes, alors que les tribunes actuelles sont démontables, est également à l’étude. Le stade des Antonins pourrait ainsi accueillir d’autres disciplines sportives, telles que le rugby, le football féminin et le football américain.
Concernant l’avenir du stade des Costières, Franck Proust a assuré que la municipalité « ne restera pas les bras croisés ». Le président du Nîmes Olympique, Thierry Cenatiempo, a salué cette acquisition comme une « étape majeure de l’histoire du club » qui permettra de « garantir que le Nîmes Olympique reste chez lui ».