Publié le 2024-05-24. La décision concernant les futurs pilotes de Red Bull en Formule 1 se fait attendre, tandis que le jeune Isack Hadjar semble se rapprocher d’une promotion, selon les rumeurs du paddock.
- Red Bull peine à finaliser sa composition pour 2026, avec plusieurs candidats pour les baquets restants.
- Le jeune pilote français Isack Hadjar est pressenti pour rejoindre l’écurie principale.
- Yuki Tsunoda et Liam Lawson sont en balance, tandis qu’Arvid Lindblad suscite également l’intérêt.
La stratégie de Red Bull pour la saison 2026 reste encore floue, la direction de l’écurie n’ayant pas encore tranché sur la manière dont les pilotes seront répartis entre l’équipe principale et l’équipe Racing Bulls. Une annonce officielle est attendue dans les semaines à venir, une fois que l’identité du coéquipier de Max Verstappen en 2026 et le duo de pilotes pour les Racing Bulls seront confirmés.
Dans le milieu de la Formule 1, il est courant pour un directeur d’écurie de qualifier de « bon problème » la présence de multiples candidats pour un même baquet. Cependant, la situation actuelle chez Red Bull semble moins idyllique. Sans compter Max Verstappen, quatre pilotes se disputent en théorie les trois places restantes, mais aucune option ne semble particulièrement étincelante, loin du « bon problème » mentionné.
Alors que la date limite pour cette décision approche – Helmut Marko a indiqué que celle-ci devrait être prise « aux alentours » du Grand Prix du Mexique fin octobre – des indications émergent. La rumeur suggère qu’Isack Hadjar serait prêt pour une promotion. Le magazine allemand Auto Motor und Sport a rapporté, avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan, que le jeune pilote français impressionnait ses dirigeants lors de sa première saison avec les Racing Bulls. Des sources concordantes confirment qu’il est considéré comme le candidat le plus sérieux pour accompagner Verstappen en 2026.
Helmut Marko et son équipe semblent donc sur le point de placer Hadjar dans un baquet convoité, bien qu’aucune décision finale n’ait encore été rendue publique.
La situation de Yuki Tsunoda est souvent citée comme un point de friction. Depuis sa promotion, le pilote japonais n’a pas toujours répondu aux attentes, ne remontant au classement général qu’à partir de Bakou. Pendant plusieurs semaines, il devançait les deux pilotes Alpine, Jack Doohan et Franco Colapinto, qui, eux, n’ont toujours pas marqué le moindre point cette année. Cette performance contraste avec les ambitions de Red Bull, qui n’est pas forcément servi par le bilan actuel de Tsunoda.
Isack Hadjar, Racing Bulls
Photo de: Simon Galloway / LAT Images via Getty Images
En comparaison, Hadjar a obtenu un podium avec les Racing Bulls, une performance que ni Tsunoda ni Liam Lawson n’ont réussi à égaler en équipe principale.
Les rumeurs du paddock indiquent que si aucune décision définitive n’a été prise concernant Tsunoda, il pourrait ne pas seulement lutter pour conserver son baquet chez Red Bull, mais pour rester en Formule 1. Un retour au sein de l’écurie basée à Faenza, auparavant Toro Rosso puis AlphaTauri, reste une option.
Cependant, cette perspective n’est pas garantie, car Red Bull évalue également la préparation d’Arvid Lindblad pour une éventuelle promotion en F1 après sa campagne en Formule 2. Bien que ses résultats en F2 ne soient pas spectaculaires, la catégorie est devenue une zone complexe pour les jugements hâtifs, avec des pilotes comme Oliver Bearman et Andrea Kimi Antonelli ayant accédé à la F1 malgré des performances mitigées dans la série.
Helmut Marko serait suffisamment convaincu du potentiel de Lindblad pour ne pas accorder trop d’importance à sa saison de F2. Il est probable qu’il soit promu chez les Racing Bulls l’année prochaine, laissant potentiellement Tsunoda ou Lawson sans volant.
Ce qui ressemble à un plan de succession est loin d’être un « bon problème ». La pression monte à l’approche de la date butoir pour la décision, rendant le choix d’autant plus difficile que les performances des pilotes concernés n’offrent pas de points de référence clairs. Le week-end de Bakou a illustré cette complexité.
Hadjar y a connu un week-end typique pour un débutant. Rapide, il a néanmoins commis deux erreurs, une en qualifications et une en course. Lors de sa dernière tentative samedi, alors qu’il était en mesure de signer une place sur la grille proche du sommet, une perte de temps dans le dernier virage l’a relégué à la huitième position. Le lendemain, une nouvelle erreur dans le même virage lui a coûté deux places. Ces erreurs sont pardonnables pour un novice, mais moins idéales pour quelqu’un qui se rapproche d’une promotion dans l’écurie mère.
C’est Lawson qui s’est distingué à Bakou, terminant troisième des qualifications dans des conditions chaotiques et cinquième de la course. Il est difficile d’imaginer une meilleure performance de sa part pour prouver sa valeur en F1.
Isack Hadjar, Racing Bulls Team, Yuki Tsunoda, Red Bull Racing Team
Photo de: Clive Rose / Getty Images
Tsunoda, quant à lui, a offert un aperçu de son potentiel en terminant sixième, un résultat qui, bien que pas exceptionnel, marque l’un de ses premiers week-ends avec le même matériel que Verstappen. Bien que cela ne suffise pas encore pour satisfaire les exigences d’un pilote de pointe, Tsunoda montre des signes prometteurs.
Les performances de Lindblad en F2 pourraient encore influencer la décision finale. Le pilote junior de Red Bull n’a marqué que 30 points lors des quatre derniers week-ends, et il reste peu de temps pour inverser la tendance avant la décision de Red Bull, le prochain rendez-vous du championnat ayant lieu au Qatar fin novembre. Bien qu’il ait fait bonne impression sur simulateur, rien n’indique qu’il représente une meilleure option que les autres pilotes. Une saison supplémentaire en F2 ne lui ferait pas de tort.
Malgré les rumeurs indiquant que Lindblad pourrait toujours être promu, la question principale reste de savoir qui sera son coéquipier. La situation est loin d’être claire. Red Bull est réputé pour prendre des décisions audacieuses et rapides concernant ses pilotes. Tant qu’une décision finale n’est pas annoncée, toutes les options restent sur la table, y compris le statu quo. Une certaine stabilité après deux années mouvementées sur ce front serait logique, d’autant plus que l’année prochaine présente de nombreux autres défis.
Cependant, dans le cas de Red Bull, cette option est rarement privilégiée.