Publié le 2025-10-30 13:31:00. Le président indonésien Prabowo Subianto a demandé à plusieurs de ses ministres de trouver des solutions pour gérer la dette colossale du train à grande vitesse Jakarta-Bandung (Whoosh), un projet financé conjointement par l’Indonésie et la Chine.
- Le président Prabowo Subianto a diligenté une mission auprès de plusieurs ministres pour trouver une issue à la dette du projet Whoosh.
- Le ministre d’État secrétaire, Prasetyo Hadi, a confirmé que le sujet avait été abordé lors d’une réunion gouvernementale, incluant la possibilité de renégocier les termes du prêt.
- Malgré les propositions de soutien via le budget de l’État, le ministre des Finances a réaffirmé que la dette incombait aux entreprises publiques impliquées.
Dans un effort pour résoudre la situation financière délicate du projet de train à grande vitesse Jakarta-Bandung (KCIC), surnommé « Whoosh », le président indonésien Prabowo Subianto aurait donné instruction à plusieurs de ses ministres de trouver des solutions. Selon le ministre d’État secrétaire, Prasetyo Hadi, cette question a fait l’objet d’une discussion lors d’une réunion gouvernementale restreinte tenue le mercredi 10 septembre 2025 au Palais présidentiel de Jakarta. Les ministres désignés pour cette tâche incluent le ministre coordonnateur de l’Économie, Airlangga Hartarto, le ministre des Finances, Purbaya Yudhi Sadewa, ainsi que le PDG de Danantara, Rosan Roeslani.
Prasetyo Hadi a précisé que les membres du gouvernement ont été mandatés pour « recalculer les détails » et explorer différentes pistes. Parmi celles-ci, une extension de la durée du prêt est envisagée comme l’un des « meilleurs scénarios » possibles pour alléger le fardeau financier. Le gouvernement cherche ainsi le plan le plus judicieux pour adresser l’endettement du projet, une démarche qui comprend l’examen attentif des chiffres et la possibilité de demander une renégociation des conditions de remboursement.
Le ministre Prasetyo Hadi a également souligné que l’amélioration des transports publics était une responsabilité partagée, allant au-delà du seul projet Whoosh. Les efforts visent à optimiser l’ensemble du réseau de transport, y compris les trains conventionnels, les bus et les transports maritimes. Cette vision s’inscrit dans une volonté plus large de moderniser et d’améliorer l’efficacité des infrastructures de transport à l’échelle nationale.
Le projet de train à grande vitesse Jakarta-Bandung (KCJB), d’un coût de la dette s’élevant à 116 000 milliards de roupies indonésiennes (environ 7,1 milliards de dollars américains), est sous surveillance. Danantara, la holding regroupant les entreprises d’État (BUMN), étudierait activement des moyens de réduire le financement du projet, y compris la possibilité de solliciter le soutien du budget national (APBN). Cependant, le ministre des Finances, Purbaya Yudhi Sadewa, a tenu à clarifier que l’argent public, via l’APBN, ne serait pas utilisé pour couvrir cette dette colossale. Il a insisté sur le fait que la responsabilité financière du projet KCIC incombe entièrement aux entreprises d’État impliquées et non au gouvernement.
Purbaya Yudhi Sadewa a rappelé que depuis la création de Danantara, les dividendes générés par les entreprises d’État sont désormais gérés par cette holding et ne sont plus considérés comme des recettes non fiscales de l’État (PNBP). Il a expliqué que Danantara disposait de ressources suffisantes, estimées à environ 80 000 milliards de roupies indonésiennes (environ 4,9 milliards de dollars américains) ou plus par an, pour gérer ses propres financements et dettes, sans avoir à solliciter directement le ministère des Finances.
Le ministre a fait ces déclarations lors d’une visioconférence organisée pour la présentation du budget 2026 de l’APBN à Bogor, le vendredi 10 octobre 2025. Par ailleurs, des informations indiquent que des législateurs ont exprimé leur souhait de voir enquêter sur de présomptions de surfacturation dans le cadre du projet Whoosh, et que la Commission d’éradication de la corruption (KPK) assure que l’enquête sur de possibles faits de corruption se poursuit.