Home Économie « Prime de performance des instituts nationaux de recherche, quelle que soit la performance, en tant que « prime de partage » »

« Prime de performance des instituts nationaux de recherche, quelle que soit la performance, en tant que « prime de partage » »

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Publié le 11 octobre 2025. Les primes de performance versées aux instituts de recherche sud-coréens financés par l’État semblent s’être transformées en une distribution égalitaire, indépendamment des résultats scientifiques. Cette dérive soulève des questions quant à l’efficacité du système actuel et à l’équité entre les chercheurs.

  • Le montant des primes de performance dans plusieurs instituts de recherche gouvernementaux a doublé depuis 2019.
  • L’origine de ces fonds proviendrait d’excédents liés à des frais généraux, plutôt que de performances de recherche tangibles.
  • Le principe de différenciation des primes selon le grade et la performance n’est plus respecté.

Selon des données révélées le 25 [mois non spécifié, présumé septembre ou octobre 2025] par Lee Yang-soo, député du Parti du pouvoir du peuple et membre de la commission des affaires politiques de l’Assemblée nationale, les instituts de recherche relevant du Bureau de coordination des politiques gouvernementales (en particulier ceux affiliés à l’Institut coréen de recherche économique, humaine et sociale – KSRI) ont vu leurs primes de performance considérablement augmenter. Cette hausse s’observe depuis la réforme de 2019 qui a aboli le système de moyenne pondérée, entraînant un doublement des montants distribués dans des organismes tels que l’Institut de recherche sur les sciences humaines et les colonies, l’Institut coréen de développement (KDI) et l’Institut coréen de recherche législative.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la prime d’efficacité annuelle de l’Institut coréen de recherche sur les établissements humains est passée de 516,7 millions de wons (environ 340 000 €) en moyenne entre 2013 et 2018 à 1,143 milliard de wons (environ 750 000 €) entre 2019 et 2024, soit une multiplication par 2,2. L’Institut coréen de recherche environnementale a connu une augmentation similaire, passant de 446 millions de wons (environ 290 000 €) à 1,2182 milliard de wons (environ 800 000 €). L’Institut coréen de développement maritime et halieutique a vu sa prime passer de 491 millions de wons (environ 320 000 €) à 1,147 milliard de wons (environ 750 000 €). Le cas de l’Institut coréen de développement (KDI) est particulièrement frappant, avec une prime qui a plus que quintuplé, passant de 179,8 millions de wons (environ 118 000 €) à 966,7 millions de wons (environ 635 000 €).

Le mécanisme de distribution de ces primes pose problème. Les instituts affiliés à l’Institut coréen de recherche économique (KSRI) utilisent les excédents générés lors des règlements annuels. Or, ces excédents proviendraient principalement de la gestion des frais généraux liés aux projets externalisés. En fixant délibérément un objectif de revenus initial bas, un institut peut artificiellement gonfler son excédent, et par conséquent, le montant alloué aux primes de performance.

Plus grave encore, ces primes s’éloignent du principe de « différenciation », censé récompenser l’excellence. Le système prévoyait une distinction par grade, mais l’écart entre les plus hauts et les plus bas niveaux de rémunération dans 15 institutions, dont l’Institut coréen de politique informatique et l’Institut coréen pour l’unification nationale, n’a même pas été multiplié par deux. De plus, il a été constaté que dans 13 établissements, comme l’Institut coréen de développement de l’éducation et l’Institut coréen des transports, plus de la moitié des employés appartenaient à un grade spécifique, recevant ainsi des primes très similaires. La « prime de partage » semble avoir supplanté la reconnaissance de la performance individuelle.

Le député Lee Yang-soo a reconnu que le traitement des chercheurs dans le secteur public était souvent moins avantageux que dans le privé, mais a jugé « problématique » de combler cet écart par des pratiques opaques. Il a appelé l’Institut coréen de recherche en sciences et technologies à lier plus étroitement la rémunération aux résultats de recherche et à réviser le système pour garantir le respect du principe de différenciation. En parallèle, diverses pistes d’amélioration du traitement des chercheurs devraient être envisagées.

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