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Profit «presque impossible» – entreprises hôtelières locales

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Publié le 2025-10-05 08:00:00. Les professionnels de l’hôtellerie-restauration dans le Nord-Ouest de l’Irlande peinent à rester rentables malgré une hausse du chiffre d’affaires, confrontés à une inflation galopante sur les coûts d’exploitation. L’augmentation des charges, combinée à des prélèvements fiscaux, érode sévèrement leurs marges bénéficiaires.

  • La hausse des coûts d’exploitation, incluant l’énergie et l’alimentation, rend la rentabilité « presque impossible » pour les entreprises du secteur.
  • Le taux de TVA actuel est pointé du doigt comme un fardeau majeur, réduisant drastiquement les bénéfices nets.
  • Des alternatives à une simple baisse de la TVA, comme des subventions ciblées, sont proposées pour soutenir les petites entreprises rurales.

Garry et Mairead Anderson, propriétaires d’une cabane de fruits de mer et restaurant à Killybegs, ont vu leur chiffre d’affaires augmenter cette année. Cependant, comme l’explique Garry Anderson, leurs revenus nets sont en baisse. Plusieurs facteurs expliquent cette situation préoccupante : l’augmentation de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), du PRSI (Pay Related Social Insurance) et du salaire minimum, auxquels s’ajoutent des coûts énergétiques et alimentaires en forte hausse.

« La TVA est probablement le plus gros problème. Un restaurant pré-pandémie qui réalisait plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires aurait pu espérer dégager un bénéfice net de 7,2 à 7,8 % après paiement de toutes les factures. Désormais, ils luttent pour atteindre environ 1,9 à 2 %. Il est devenu presque impossible de réaliser un bénéfice avec les coûts accrus dans le secteur de l’hôtellerie actuellement. »

Garry Anderson

La perspective d’une réduction du taux de TVA pour l’hôtellerie-restauration, passant de 13,5 % à 9 %, reste incertaine en vue du budget 2026. Le ministère des Finances a estimé le coût annuel d’une telle mesure à 867,7 millions d’euros. Cette somme se décomposerait comme suit : 134,9 millions d’euros pour l’hébergement, 674,6 millions d’euros pour la nourriture et la restauration, 19,8 millions d’euros pour les activités de divertissement et 38,4 millions d’euros pour les services de coiffure.

Dans le Comté de Sligo, au pied de Benbulbin, la famille Clancy gère le bar et restaurant Henry. Mattie Clancy décrit leur situation comme étant en « mode survie », caractérisée par de longues journées et une gestion rigoureuse des dépenses. Contrairement à l’idée d’une baisse du taux de TVA, M. Clancy estime qu’une telle mesure ne serait pas la solution idéale pour les petits établissements ruraux.

« Je ne pense pas que le taux de TVA à 9 % nous convienne. C’est trop coûteux, injuste et un outil peu efficace. Je crois qu’une subvention, basée sur les aides de l’année dernière, serait plus appropriée. Ce serait plus transparent, ciblé et permettrait de préserver les emplois locaux. »

Mattie Clancy

Fintan Kennedy, conférencier en commerce à l’Institut de Technologie d’Atu Sligo, anticipe une pression gouvernementale pour que toute réduction de la TVA soit répercutée sur les consommateurs. Il souligne que l’objectif d’une telle mesure n’est pas seulement de maintenir le secteur à flot, mais aussi d’encourager les dépenses des ménages.

« Si le gouvernement modifie sa politique, il y aura une attente que cela soit transmis au consommateur, malgré tous les coûts auxquels l’hôtellerie est confrontée. Il ne s’agit pas seulement de maintenir le secteur de l’hôtellerie en activité. Il s’agit d’une mesure visant à stimuler les dépenses de consommation afin que nous en tirions tous une valeur de chacun de nos euros. »

Fintan Kennedy, conférencier en commerce à Atu Sligo

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