Publié le 23 février 2026 21:02:00. Le gouvernement argentin a prolongé le délai d’adhésion au Régime d’incitation aux grands investissements (RIGI) et apporté des modifications significatives à sa réglementation, dans une démarche visant à attirer davantage de capitaux étrangers et à stimuler la croissance économique.
Le décret n° 105/2026 prolonge d’un an, jusqu’au 8 juillet 2027, le délai pour les entreprises souhaitant bénéficier du RIGI, un régime fiscal avantageux créé par la loi n° 27 742. Initialement fixé à deux ans à compter de juillet 2024, ce délai a été étendu afin de permettre aux projets d’investissement de grande envergure de se structurer et de prendre des décisions éclairées.
Ce nouveau décret modifie également le décret n° 749/2024, qui encadrait initialement l’application du titre VII de la loi n° 27 742. Les ajustements portent notamment sur les secteurs de la technologie et du pétrole et du gaz, avec de nouvelles définitions et des ajustements sectoriels (article 2). Des exigences plus précises ont été établies concernant l’importation et la documentation des fournisseurs relevant du RIGI (articles 3 et 4).
Les montants minimaux d’investissement requis par secteur ont été mis à jour, intégrant des seuils différenciés pour les activités considérées comme stratégiques (article 5). Le traitement des extensions de projets, qu’ils soient préexistants (articles 8 et 9) ou déjà approuvés dans le cadre du RIGI (article 10), a également été redéfini.
Parmi les autres modifications, on note l’introduction d’un nouveau régime d’amortissement accéléré, avec des règles et des conditions d’application unifiées (article 11), ainsi qu’une clarification du traitement fiscal des dividendes et des transferts de fonds à l’étranger (article 12). L’exonération tarifaire applicable à l’importation de biens essentiels aux projets a été ajustée (article 13), et de nouvelles directives ont été intégrées pour l’accès au marché des changes et la traçabilité des devises (article 14).
Le décret permet également la suppression volontaire des fournisseurs du registre (article 15), actualise les procédures de sanctions (article 16) et établit un programme d’évaluation technique des projets via un comité d’évaluation (article 17).
Pour une analyse plus approfondie, vous pouvez consulter le rapport de février 2026 préparé par le cabinet KPMG en Argentine.