Publié le 2025-10-14 16:51:00. Un sommet censé réunir des dirigeants mondiaux pour discuter d’un cessez-le-feu dans la région a tourné au fiasco, marqué par des retards, des changements de dernière minute et des refus de participation, créant une situation chaotique à l’aéroport de Charm el-Cheikh.
- Initialement prévu au Caire, le sommet a été déplacé à Charm el-Cheikh à la demande du président américain Donald Trump pour des raisons de sécurité.
- Une invitation de dernière minute de Donald Trump au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à participer à l’événement a provoqué la colère du président turc Recep Tayyip Erdoğan.
- Plusieurs dignitaires ont été bloqués ou retardés à l’aéroport de Charm el-Cheikh, ajoutant au désordre général de la journée.
Les préparatifs du sommet, dont la tenue était prévue dans un délai très court, semblent avoir dépassé les capacités organisationnelles, comme le rapporte Bild. Les débuts ont été marqués par l’arrivée du président américain Donald Trump avec deux heures de retard sur le programme, perturbant ainsi le calendrier initial.
Un autre incident est survenu lorsque le président américain a tenté d’attirer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Charm el-Cheikh. Selon Axios, Donald Trump aurait invité Netanyahu à se joindre au sommet alors qu’ils se trouvaient dans la voiture, en route de Tel-Aviv à Jérusalem. Cette proposition, qui visait à transformer un événement symbolique en une action diplomatique significative pour soutenir un cessez-le-feu et la normalisation régionale, a d’abord reçu l’accord de Benjamin Netanyahu. Le président égyptien Abd el-Fattah al-Sissi a également été formellement invité lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien.
Erdoğan s’oppose fermement
Cependant, le plan de Donald Trump s’est heurté à une vive opposition. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan, alors à bord de son avion, aurait averti qu’il maintiendrait son appareil en vol et ne participerait pas au sommet de Charm el-Cheikh s’il se tenait avec Netanyahu. Face à cette résistance, Benjamin Netanyahu n’aurait eu d’autre choix que de décliner l’invitation, invoquant une fête juive comme motif.
Chaos à l’aéroport
Une fois les négociations annulées, l’arrivée des dignitaires sur le site a engendré un nouveau chaos. De nombreux dirigeants mondiaux ont dû attendre près de quarante minutes, voire plus, au centre des congrès en l’absence des limousines censées les transporter vers l’aéroport. La situation s’est aggravée avec d’autres problèmes logistiques. L’avion du chancelier allemand Friedrich Merz, par exemple, a rencontré des difficultés d’horaire de décollage. Son appareil a été initialement dérouté dans la mauvaise direction avant que son départ ne soit finalement bloqué par la délégation indonésienne. Le chancelier allemand a ainsi passé plus de trois heures à l’aéroport avant de pouvoir enfin prendre son envol, arrivant à Berlin à 1h30 du matin, soit sept heures après l’heure prévue.