Publié le 2 octobre 2025, 14:59:00. Le Congrès péruvien envisage une modification majeure des jours fériés nationaux. Une nouvelle mesure, approuvée par la Commission du travail, pourrait entraîner le report de quatre fêtes nationales au lundi suivant leur date initiale.
- Quatre fêtes nationales pourraient désormais être célébrées le lundi suivant leur jour d’origine.
- Cette mesure vise à optimiser la productivité et à éviter l’insécurité juridique.
- La compétence pour déclarer les jours fériés reviendrait exclusivement au Congrès.
La Commission du travail et de la sécurité sociale du Congrès péruvien a franchi une étape importante en approuvant une proposition qui pourrait redéfinir la manière dont les jours fériés sont célébrés au Pérou. Si elle est confirmée en plénière, cette mesure aura un impact direct sur quatre fêtes nationales qui ne seront plus nécessairement célébrées à leur date anniversaire. Elles seraient désormais systématiquement déplacées au lundi suivant, même si leur date d’origine tombait un jour de week-end.
Les fêtes concernées par ce potentiel changement sont les suivantes : le 7 juin (Bataille d’Arica et Journée du Drapeau), le 23 juillet (Journée de l’Armée de l’Air du Pérou), le 6 août (Bataille de Junín) et le 1er novembre (Toussaint). Pour ces dates, le repos ne serait effectif que le lundi suivant, transformant ces fêtes en « jours de nom » et déplaçant le jour chômé.
Cette modification s’inscrit dans un projet de loi visant à modifier l’article 7 du décret législatif 713, portant sur les jours fériés et chômés. L’objectif affiché est de rationaliser le calendrier et d’améliorer l’efficacité du travail. La Commission du travail a souligné que cette réorganisation permettrait d’éviter l’insécurité juridique et d’optimiser la productivité.
Au-delà des fêtes nationales, cette nouvelle disposition s’appliquerait également à tout jour non travaillant d’une portée non nationale ou syndicale. Cela inclut notamment les « vacances régionales », modifiant ainsi potentiellement les traditions locales et les activités qui y sont liées. La décision prise par le Congrès pourrait avoir des répercussions sur l’organisation des festivités et des événements dans différentes régions du pays.
Parallèlement, le projet de loi clarifie les compétences en matière de définition des jours fériés. Il est précisé que seule l’assemblée plénière du Congrès détiendra la prérogative de déclarer ces jours. Le pouvoir exécutif, quant à lui, sera chargé de définir les jours chômés, en s’appuyant sur une analyse d’impact réglementaire rigoureuse. Cette évolution législative priverait les gouvernements régionaux et locaux de leur pouvoir actuel de décréter des « vacances régionales », centralisant ainsi la décision au niveau national.