Publié le 2025-11-06. Alors que la COP30 se profile, le Brésil accueille des dirigeants mondiaux à Belém, en Amazonie, pour un sommet crucial. Les échanges soulignent l’urgence de l’action climatique et la nécessité d’une coopération internationale renforcée face aux défis actuels.
- Les dirigeants mondiaux se réunissent à Belém, au Brésil, en amont de la COP30, pour discuter de la crise climatique.
- Les interventions mettent en lumière les divergences et les urgences, entre la nécessité de transition énergétique et les profits réalisés par certaines industries.
- Des appels forts à la solidarité, à l’action concrète et à la vérité scientifique résonnent lors de ce sommet amazonien.
« Nous pouvons choisir de diriger ou d’être conduits à la ruine », a déclaré Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, dénonçant les profits records liés à la dévastation climatique et le lobbying des entreprises qui entravent le progrès. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a insisté sur le besoin d’une « feuille de route pour planifier une manière juste de mettre fin à la déforestation, de vaincre les combustibles fossiles et de mobiliser les ressources nécessaires ». Il a également critiqué les « forces extrémistes » qui propagent des « contre-vérités pour des gains électoraux » et piègent les générations futures dans des modèles obsolètes.
Le vice-Premier ministre chinois, Ding Xuexiang, a appelé à un « véritable multilatéralisme » et au renforcement de la solidarité pour une gouvernance climatique mondiale durable. Il a plaidé pour une coopération accrue sur les technologies vertes et la suppression des barrières commerciales. Le Prince William a souligné l’urgence de la situation, affirmant que « nous nous rapprochons dangereusement des points de basculement critiques de la Terre ». Il a également appelé à la coopération et à un engagement sans faille pour l’avenir des générations futures.
Des voix discordantes se sont fait entendre. Le président chilien Gabriel Boric a fustigé ceux qui « ignorent ou nient les preuves scientifiques sur la crise climatique », rappelant qu’un dirigeant avait affirmé lors de la dernière Assemblée de l’ONU que la crise climatique n’existait pas, qualifiant cela de « mensonge ». Le Premier ministre d’Eswatini, Russell Dlamini, a souligné que pour l’Afrique, la lutte climatique est une question de « survie et de justice », alors que le continent subit les conséquences les plus lourdes malgré une contribution minime aux émissions mondiales.
Le Premier ministre irlandais, Micheal Martin, a déploré le manque de dirigeants présents à Belém, moins nombreux à être « prêts à dire les choses telles qu’elles sont ». Il a martelé que « le changement climatique est incontestable. La science est indéniable. Les températures augmentent et le temps presse. Si nous ne sommes pas prêts à dire la vérité à nos citoyens à ce sujet, nous leur laisserons tomber, ainsi que la planète, de la manière la plus profonde ». Ce sommet se tient avant la 30e Conférence des Parties (COP25) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.